Skip to the main content

Mon parcours d’immigration

Une de mes questions préférées à poser aux visiteurs ici au musée est : « Qu’est-ce qui vous a fait quitter votre patrie pour venir au Canada? » Certains répondent que c’est pour de nouvelles occasions, pour améliorer leurs conditions de vie, pour fuir la guerre, pour de meilleurs emplois, pour la sécurité, l’aventure et l’amour.

Mon histoire n’est différente des leurs. Tout a commencé lorsque j’ai décidé d’épouser quelqu’un de ma ville natale, quelqu’un que je connaissais depuis l’âge de cinq ans. Après avoir pris ma décision, j’ai dit à ma famille que je désirais quitter la maison. Ma mère m’a regardée, elle était en larmes.

« Sais-tu où est le Canada? Combien de temps penses-tu que cela te prendra pour revenir à la maison? »

J’ai répondu : “ Je sais que c’est très loin mais je reviendrai pour une visite au moins une fois l’an. » (J’avais tort).

Le 7 octobre 2007, j’ai quitté le Burundi, mon pays d’origine. C’était mon tout premier vol.

Heureusement, durant le premier vol de Bujumbura vers l’Éthiopie, un ami qui allait à Nairobi au Kenya m’a accompagnée.

Il m’a montré comment enregistrer mes bagages, traverser la sécurité et trouver la porte d’embarquement. À partir de là, je me sentais comme une voyageuse expérimentée (je ne l’étais pas vraiment). Mon arrivée à l’aéroport Charles de Gaulle en France a été une aventure. J’ai pris le mauvais autobus pour aller à mon terminal. Heureusement, j’étais en France et j’étais capable de comprendre la langue.

La langue deviendra cependant un défi pour moi comme je ne pouvais pas parler anglais.

De la France à Toronto, le voyage s’est bien passé sauf que j’étais un peu désorientée lorsque j’ai remarqué que les gens paissaient la vérification à l’aide d’une machine. Je me suis dit à moi-même : “ Comment vais-je demander de l’aide? Je ne peux pas parler anglais. » J’ai attendu quelques minutes et j’ai entendu un agent de l’aéroport parler en français dans le système de communication.

« Où est celui qui parle français ? » ai-je demandai à la personne en ligne, en face de moi, au lieu de demander comment je pourrais trouver quelqu’un qui parle français.

« Quel français ? » m’a-t-il répondu.

Je ne voulais pas continuer la conversation parce que mon anglais n’était assez bon. Pour aggraver les choses, j’avais promis d’appeler mon mari après l’atterrissage à Toronto sans réaliser que j’aurais besoin de monnaie canadienne pour utiliser un téléphone public. J’avais 50 dollars américains en poche, mais chercher un bureau de change après un long voyage était au-delà de mes forces.

Finalement, j’ai pris on dernier vol de Toronto à Halifax. Il a été retardé de deux heures. Je suis atterrie à l’aéroport de Halifax à minuit. Mon mari était là avec trois amis venus m’accueillir à l’aéroport.

Je suis atterrie en Nouvelle-Écosse le 9 octobre 2007. J’ai trouvé qu’il faisait trop froid et je ne voulais pas aller dehors.

Lorsque je suis finalement sortie, je portais une veste d’hiver, un foulard et des mitaines dans mon sac. Mon mari m’a ri au nez en disant que les gens sauraient que je n’étais pas de Halifax à cause de la façon dont j’étais emmitouflée en octobre.

Peu importe d’où vous venez, de nombreux immigrants éprouvent des choses semblables dans leur parcours d’immigration.

Avez-vous une histoire au sujet de votre parcours d’immigration?

Êtes-vous un nouvel immigrant qui arrive d’un petit pays comme moi?

Comment était votre première expérience en avion ou dans un aéroport?

Combien de temps avez-vous passé au Canada avant de retourner en visite dans votre pays?