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« La bande d’idiots. »
La ruée vers l’or en Colombie-Britannique et au Yukon

par les étudiants du programme de maitrise de l’histoire publique de Western University

« La bande d’idiots. »[1]

Durant l’été de 1897, la scène était étrange à Dawson City. Au milieu des bâtiments en bois délabrés, des rues boueuses et des prospecteurs couverts de crasse, une grande tente de cirque blanche couvrait l'espace d'un pâté de maisons. À l'intérieur, on y trouvait des éléments luxueux, notamment une allée de quilles portative, une distributrice de boissons gazeuses, deux douzaines de pigeons, de l’argenterie et de la porcelaine. Les propriétaires de la tente étaient deux riches dames américaines, Mary Hitchcock et Edith Van Buren, qui étaient venues à Dawson City non pas pour y faire fortune, mais bien pour expérimenter la fièvre de la ruée vers l'or du Klondike.

Les expériences de Hitchcock et Van Buren furent loin d'être habituelles, mais elles illustrent la ferveur de la fièvre qui a suivi la découverte d'or dans l'Ouest canadien. En 1858, la nouvelle de la présence d'or dans la Vallée du Fraser en Colombie-Britannique, puis dans la région du Klondike, au Yukon en 1897, s’est rapidement propagée. Des milliers d'aventuriers remplis d'espoir se sont précipités vers ces régions éloignées de l'Empire. Compte tenu de la proximité des États-Unis, plusieurs étaient des Américains issus de milieux divers, notamment des fermiers, des commerçants, et même certains mineurs expérimentés, qui ont connu la ruée vers l'or californienne de 1849. Les gens qui s’y sont rendus, la vie qu'ils ont vécue dans les champs aurifères et leur impact sur les peuples autochtones, ont contribué à façonner la région pour des années à venir.


L'excitation de la Ruée vers l'or du Klondike a attiré toutes sortes de gens, y compris ceux qui se trouvent dans cette exploitation minière en 1898.

Musée de Dawson City Museum, 1965.2.7

« Je voulais l’or et je l’ai cherché » : la motivation pour partir[2]

L'attrait de l'or était puissant. Les États-Unis étaient en pleine récession économique et les Américains lisaient des articles de journaux sur la faillite, le chômage et la pauvreté. Au moment de la découverte de l’or en Colombie-Britannique et au Yukon, les lecteurs étaient plutôt fascinés par les témoignages de gens ordinaires ayant fait fortune dans le Nord.[3] Plusieurs voyageurs ont publié des comptes rendus de leurs périples vers le Nord et ces documents sont rapidement devenus largement disponibles. Le partage de ces aventures et la possibilité de partir eux-mêmes à l’aventure constituaient une occasion que plusieurs ne pouvaient refuser.


Une ligne ininterrompue de marcheurs monte dans le Col du Chilkoot en route vers les champs aurifères du Klondike, au mois d'avril 1898.

Musée de Dawson City, 1984.216.56

Le saviez-vous ?

Un couple a fait 30 000 $ (l’équivalent de 500 000 $ en 2015) en un seul hiver au Yukon à vendre du café et des tartes.[4]

L'un de ces hommes était John McClymont Whyte, de Seattle, qui avait perdu son entreprise et sa maison lors du krach financier des années 1890. En 1897, il s’est retrouvé sans emploi. Bien que diplômé de l'Université d'Edimbourg, sa famille subsistait sur les profits touchés par son fils de douze ans, vendeur de journaux. Whyte est finalement parti pour le Klondike et, malgré le fait qu’il n'ait jamais fait fortune, il a réussi à trouver un emploi stable, suite à quoi sa famille a pu le rejoindre.[5] À bien des égards, l’histoire de Whyte est typique du Klondike; une personne ordinaire qui n'a jamais fait fortune, mais qui a réussi à gagner sa vie.

« Rêveurs des mers du monde » : qui sont les participants ?[6]

La découverte de l'or offrait des occasions intéressantes pour ceux qui étaient à sa recherche, mais pour les autorités chargées de ces régions, l'afflux soudain de prospecteurs américains était source de préoccupations. Avant la ruée vers l'or dans le canyon du Fraser, la région était dominée par le commerce des fourrures et les colonies non-autochtones étaient peu nombreuses. Des inquiétudes existaient au sein de la Compagnie de la Baie d'Hudson par rapport à la présence d'un grand nombre de chercheurs d'or américains, principalement des gens de race blanche. Ces derniers auraient pu ébranler le contrôle de la compagnie sur la région, sans mentionner le maintien de la souveraineté britannique, préoccupation majeure.

Les chercheurs d’or du Klondike étaient « habillés de vêtements de piste – ces affreuses vestes Mackinaws, à carreaux rouges et jaunes, ces salopettes rentrées dans des bottes hautes et casques de toutes sortes. »[7]

Dans un effort pour atténuer les impacts de cet afflux d'Américains, le gouverneur James Douglas a jugé nécessaire d'augmenter le nombre de personnes dans la colonie, sur lesquelles on pouvait compter pour s’opposer aux menaces de l'expansion américaine. Avec cet objectif en tête, le gouverneur Douglas a envoyé Jeremiah Nagle, capitaine du navire à vapeur Commodore, pour s’adresser à un groupe de Noirs américains dans une église de San Francisco. Nagle a encouragé ces derniers à immigrer en territoire britannique leur promettant qu’ils auraient droit à la protection britannique. Avec ces assurances et la promesse d'or, trente-cinq Noirs américains ont choisi de prendre le prochain bateau vers Victoria.[8] Au total, près de cinq cents Afro-Américains se sont rendus à Victoria et sur le continent, dont un certain nombre a constitué la première force policière de Victoria. La première grande maison de commerce à Victoria qui pouvait concurrencer la Compagnie de la Baie d'Hudson fut fondée par deux Afro-Américains : Peter Lester et Mifflin Gibbs.[9]

En comparaison avec environ 25 000 hommes blancs, il y avait un manque de femmes blanches sur la partie continentale de la Colombie-Britannique durant les premières années de la ruée vers l'or. Ceci constituait un risque social dû à la perception sociale des femmes de race blanche comme étant une force de la civilisation. Le gouvernement britannique était tellement investi à encourager les jeunes femmes à immigrer en Colombie-Britannique qu'il a affrété un navire de la Grande-Bretagne à l'île de Vancouver, dans l'espoir qu'elles épousent des hommes qui étaient en route vers les mines d'or.[10] Le Tynemouth, « navire des épouses » n'a pas eu d’impact durable sur la démographie de la Colombie-Britannique pour la simple raison que plusieurs des soixante filles à bord étaient trop jeunes pour se marier en vertu du droit colonial.[11]Certains hommes en Colombie-Britannique ont donc choisi d’épouser des femmes autochtones, tandis que d'autres se sont rendus en Californie à la recherche d'une épouse.[12]


Un groupe d'Américains s'éloignent de Lake Bennett, en C.-B., vers le Klondike. Sur l'affiche sur le mât, on peut lire « Passagères demandées pour Dawson ».

Musée de Dawson City, 1970.2.1.9

« L’appel de l’Eldorado » : le quotidien dans les champs aurifères[13]

La plupart des gens s’étant rendus dans le Nord à la recherche d'or n’avaient pas l'intention d’y rester. Le but de leur périple était de faire fortune et de rebrousser chemin vers une vie luxueuse. La réalité était souvent plus difficile et seulement une petite partie des prospecteurs ont réussi à s’enrichir. Plusieurs ne se sont soit jamais rendus aux champs aurifères, ont rebroussé chemin en raison d’obstacles, se sont arrêtés dans un autre village sur leur chemin ou sont décédés à la suite des nombreux dangers sur leur parcours. Pour plusieurs, venus de la Californie, il s’agissait de la première fois qu’ils voyaient de la neige. Sur près de 100 000 personnes qui ont quitté pour le Klondike, on estime que seulement 30 000 ont rejoint Dawson City.[14]


Des nouveaux arrivants désirant devenir riches sont obligés de vivre dans des tentes à Dawson City, 1898.

Musée de Dawson City, 1962.6.4

« Qu'est-ce qu'un Quatre [Juillet] sans feux d'artifice? Nous en avions, mais le bel effet des couleurs était complètement perdu dans la lumière du jour. »[15]

La société pionnière des champs aurifères était brutale et souvent solitaire. À Dawson City, les mineurs qui s’ennuyaient de leurs propres enfants adoraient la présence d’enfants des autres, surtout des bébés. Les nouvelles mamans recevaient des denrées alimentaires et même des pépites d'or. On décrit que même le « plus dur » des mineurs « voulait tenir [mon bébé] pour voir ses orteils [et] pour sentir ses petits doigts ronds sur ses mains rugueuses. »[16]

Les immigrants américains ont laissé leur trace. Aujourd’hui, Moodyville, une banlieue de Vancouver Nord, est nommée en l’honneur de Sewell Prescott Moody, un bûcheron du Maine qui exploitait une scierie sur la Rive-Nord de Burrard Inlet, en 1862.[17] Plus au nord, et des décennies plus tard, la deuxième femme députée au Parlement du Canada était Martha Black, native du Kansas, arrivée au Klondike en 1898. Au cours de sa vie, madame Black fut reconnue comme la Mère du Yukon, la Première dame du Yukon, et Mme Yukon.[18] La plupart des gens qui sont restés n’ont pas bénéficié d’un tel patrimoine, mais dans les petits villages et les villes en pleine expansion où ils habitaient, leur influence fut extraordinaire.

« Le périple vers la découverte et l’amélioration » : le développement dans les champs aurifères[19]

Les ruées vers l’or de la Colombie-Britannique et du Klondike ont provoqué des changements majeurs sur une très courte période. L'augmentation de la population du canyon du Fraser, en 1858, a mené à la colonisation britannique de la région éloignée de traite de fourrures, en partie pour affirmer le contrôle britannique exclusif sur les ressources précieuses. Les infrastructures, notamment les routes et les bâtiments, étaient nécessaires pour subvenir aux besoins de la population croissante. La construction de voies de transport a été achevée, y compris un réseau routier et navigable sur le lac Harrison en 1859, et une route d’accès vers l'intérieur en 1864. Mais ces projets ont également mené à l’endettement de la colonie. Un accord avec la Confédération du Canada pour rembourser cette dette a contribué à convaincre la Colombie-Britannique de se joindre à la Confédération, en 1871.[20]


Bateaux à aubes à Dawson City, vers 1900. L'achèvement du chemin de fer de White Pass and Yukon Route (WP&YR) a rendu plus facile le transport des passagers et du cargo par le cours supérieur du fleuve Yukon, de Whitehorse vers Dawson City.

Musée de Dawson City, 1994.15.3.54

Le saviez-vous ?

Voyager sur le chemin de fer White Pass and Yukon Route nouvellement construit (1899) coûtait 25 cents le mille. À l’époque, on estime qu’il s’agissait du train le plus dispendieux à bord duquel voyager.[21]

La découverte d'importants gisements d'or en Colombie-Britannique a encouragé les prospecteurs à s’étendre à travers la colonie dans l'espoir de la prochaine grande découverte. Cherchant dans les ruisseaux et les rivières lointains, ils ont eu un succès mitigé, et pour le restant du siècle l’explosion de villes se faisait autour de dépôts prometteurs d'or et d'autres minéraux. La plupart de ces villages sont demeurés aussi longtemps que les mines ont survécu, mais ils ont favorisé le développement des infrastructures et l'exploration coloniale continue de la Colombie-Britannique.[22]

Certains de ces prospecteurs se sont rendus au Yukon dès 1873. Le nombre croissant et constant de mineurs américains dans la région a incité le gouvernement fédéral à établir une présence officielle dans la région et un contingent de la Gendarmerie royale du Nord-Ouest y a été envoyé en 1895. Ces officiers étaient responsables de tout : de l’enregistrement des titres miniers d’or jusqu’à la livraison du courrier. La grande ruée vers l'or de 1897 étirait ses ressources, encourageant ainsi le gouvernement fédéral à créer un territoire canadien distinct en 1898, ayant son propre gouvernement territorial et marquant l’inclusion du territoire du Yukon au sein de la Confédération.[23]


En 1900, le chemin de fer de White Pass & Yukon Route (WP&YR) a été complété, allant de Skagway, en Alaska, vers Whitehorse, au Yukon.

Musée de Dawson City, 1984.76.1.13

« La ruée de la civilisation » : les peuples autochtones et la ruée vers l’or[24]

La ruée vers l'or a eu un impact dévastateur sur les peuples autochtones. La chasse et la pêche traditionnelles ont été prises de court par l’arrivée des mineurs et bouleversées par le développement des colonies de la ruée vers l'or. Les mineurs ont également introduit des maladies européennes comme la variole. Au cours d’une seule année, près de 62 pourcent de la population autochtone est tuée par la maladie en Colombie-Britannique, un pourcentage encore plus élevé sur la côte, avec 90 pourcent de la population.[25] En plus des pertes immédiates, l'accès réduit aux terrains de chasse et la ségrégation des peuples autochtones sur les réserves ont mené les dirigeants autochtones à protester. Dans les années suivant la ruée vers l'or, ces derniers ont déploré auprès des fonctionnaires la famine qui s’abattait sur leurs enfants, et ce, à plusieurs reprises.[26]

Le mépris des colons pour le bien-être des peuples autochtones provenait en partie d'une idée qui prévalait au sein des autorités coloniales britanniques. Cette idée voulait que les peuples autochtones soient une « race en voie d’extinction » qui disparaitrait inévitablement : que ces populations soient primitives et seraient enrayées par la puissance de la civilisation.[27] Par conséquent, ils ont été délibérément exclus de la société des Blancs. Lorsque le peuple Han du Klondike a été relogé dans une réserve, peu après le début de la ruée vers l'or, le gouvernement fédéral ne leur a offert aucune aide. En effet, lorsque le commandant de la Gendarmerie royale du Nord-Ouest est arrivé à Dawson City, il a confirmé, selon une directive stricte du gouvernement fédéral, qu’il ne fallait pas traiter les Han « de quelque façon qui les laisserait croire que le gouvernement ferait quoi que ce soit pour eux en tant qu’autochtones ».[28]

Le pouvoir dans ces régions était contestable. Par exemple, les Nlha7kápmx, qui habitaient dans le canyon du Fraser de la Colombie-Britannique, ont dû faire face à l'invasion soudaine et sans précédent de mineurs bien armés, agressifs. Les Nlha7kápmx étaient déterminés à ne pas subir le même sort que les autochtones de la Californie qui, lors de la ruée vers l'or de 1849, ont été systématiquement décimés. Pour la plupart des mineurs qui entraient dans le fleuve Fraser en provenance de la Californie, les « bons Autochtones» étaient des « Autochtones morts ». Les Nlha7kápmx, qui considéraient le fleuve Fraser et ses ressources comme les leurs, ont d'abord interdit aux mineurs d'aller trop loin en amont. Les confrontations qui s’en suivirent ont mené à « un grand nombre » d’autochtones tués, selon un mineur qui était présent à ce moment.27a Heureusement, l'élan pour éliminer les Nlha7kápmx n’était partagé que par une minorité, la majorité favorisant l’utilisation de la menace armée pour maintenir des traités de paix. Ces traités n’avaient aucun statut juridique officiel, mais ont été conclus pour acheter la paix jusqu'à ce que les terres puissent être obtenues pacifiquement.[29]

« Il y a de l’or et c’est très obsédant »[30]

Le saviez-vous ?

À Dawson City, en 1903, les sous, les cinq sous et les dix sous n’avaient aucune valeur : la plus petite pièce de monnaie acceptée par les commerçants était un vingt-cinq sous.[31]

La découverte d'or dans l'Ouest canadien au cours de la seconde moitié du XIXe siècle a provoqué une vague d'immigration qui a transformé la région et radicalement changé la vie des peuples autochtones. Beaucoup de ces nouveaux arrivants étaient américains et la plupart n’avaient pas l'intention de rester dans les champs aurifères au-delà du temps qu'il leur faudrait pour faire fortune. Nous ne savons pas exactement combien ont choisi de rester, mais ceux qui se sont adaptés à leur nouvelle vie y sont restés bien après les champs aurifères. Ils sont devenus commerçants, agriculteurs, entrepreneurs et premiers habitants des communautés qui émergeaient de la ruée.


Dawson City a été la demeure d'une vague d'immigrants, dont environ 40 % provenaient des États-Unis.

Musée de Dawson City, 1962.7.109

À certains égards, les Américains qui étaient venus pour la ruée vers l'or entraient dans un pays différent de tout ce qu'ils avaient connu auparavant. Non seulement le voyage fut difficile, mais ils se sont retrouvés dans une région dominée par une administration de style britannique, et des coutumes britanniques. Bien que tout n’était pas totalement étrange aux nouveaux arrivants, les champs aurifères étaient isolés, et gagner sa vie posait un défi. Déménager à un tel endroit inhospitalier créait des difficultés redoutables, mais la perspective d'or et d’une nouvelle vie constituaient un motif suffisant pour essayer.

Chronologie :

15 juin 1846 -Signature du Traité de l'Oregon permettant de résoudre le conflit frontalier de l'Oregon. Le 49e parallèle est établi comme frontière entre le territoire américain et le territoire britannique, faisant des futurs champs aurifères du canyon Fraser des possessions britanniques.

24 janvier 1848 - La ruée vers l’or de la Californie débute. La découverte d'or, en janvier 1848, a mené à l'arrivée de près de 300 000 mineurs au cours des deux années suivantes.

1849 - La colonie de l'Île de Vancouver est établie, le Fort Victoria se situant en plein coeur. Un avant-poste isolé sous la gouvernance de la Compagnie de la Baie d'Hudson, Fort Victoria comptait seulement environ 500 résidents de race blanche lorsque la ruée vers l'or a débuté en 1858.

Avril 1858 - La nouvelle se répand à savoir qu’il y a de l'or dans la Vallée du Fraser. La région du Fraser a connu une augmentation massive de la population ( entre de 25 000 à 30 000 personnes) qui s’est ruée vers le Nord en provenance de l'Ouest américain.

2 août 1858 - La colonie de la Couronne de la Colombie-Britannique est créée. La colonie continentale de la Colombie-Britannique est établie afin de fonctionner indépendamment de la Compagnie de la Baie d'Hudson et elle est directement responsable envers le gouvernement britannique.

Mai 1860 - Début de la ruée vers l'or du Cariboo.

12 avril 1861 - Début de la Guerre de Sécession.

1862-1865 - La route d’accès Cariboo est construite. La route d’accès procure un moyen relativement rapide et accessible pour accéder à l'intérieur de la Colombie-Britannique en provenance de la côte.

15 août 1866 - Les colonies de l'Île de Vancouver et de la Colombie-Britannique continentale sont fusionnées.

1 juillet 1867 - La Confédération du Canada est créée.

15 octobre 1871 - La Colombie-Britannique se joint à la Confédération.

1873 - Les premiers chercheurs d'or entrent au Yukon. Ces chercheurs d'or étaient des mineurs de carrière et avaient créé de petites colonies le long de la rivière.

1886 - La première ruée de l'or au Yukon. Un mineur découvre un gisement d’or relativement important sur la rivière Fortymile et crée le village de Forty Mile.

1887 - William Ogilvie voyage vers Klondike pour étudier la région.

1895 - La Gendarmerie royale du Nord-Ouest arrive au Yukon.

16 août 1896 - Découverte du ruisseau Bonanza. Le prospecteur américain George Carmack, sa femme Kate et son frère, Skookum Jim, trouvent de l'or dans le ruisseau Bonanza Creek, déclenchant la ruée vers l'or du Klondike.

1897 - Dawson City est établie formellement alors que la nouvelle se répand à savoir qu’on y retrouve de l’or.

13 juin 1898 - Le Territoire du Yukon est créé et se joint à la Confédération.

Septembre 1898 - De l'or est découvert à Nome, en Alaska. Entre 4 000 et 7 000 personnes quittent Dawson City au printemps suivant.

1899 - La ruée vers l’or du Klondike prend fin. Bien que la ruée initiale soit terminée, de nombreuses familles sont restées dans la région et les gens continuaient à immigrer.



  1. Citation complète : “One young fellow, a boy of about twenty, tells how he came to be here. ‘I was in Seattle at the time, and I just wrote home that I was going in with all the rest of the crowd of crazy fools.’ ” Tappan Adney, The Klondike Stampede (New York: Harper Brothers Publishers, 1900), 157.
  2. Robert Service, “The Spell of the Yukon,” Songs of a Sourdough (Toronto: William Briggs, 1907), 15.
  3. Julie Cruikshank, “Images of Society in Klondike Gold Rush Narratives: Skookum Jim and the Discovery of Gold,” Ethnohistory 39, 1 (Winter 1992), 25; Frances Backhouse, Children of the Klondike (Vancouver: Whitecap, 2010), 26.
  4. Café et des tartes : Tappan Adney, The Klondike Stampede (New York: Harper Brothers Publishers, 1900), 346.
  5. Backhouse, Children of the Klondike, 30-31.
  6. Agnes Dean Cameron, The New North: An Account of Woman’s 1908 Journey Through Canada to the Arctic (Saskatoon: Western Producer Prairie Books, 1986), 38.
  7. Martha Louise Black, My Seventy Years (London: Thomas Nelson and Sons, 1938), 94.
  8. Christopher Herbert, “White Power, Yellow Gold: Colonialism and Identity in the California and British Columbia Gold Rushes, 1848-1871” (PhD diss., University of Washington, 2012), 182.
  9. Jean Barman, The West Beyond the West: A History of British Columbia (Toronto: Univeristy of Toronto Press, 1991), 69.
  10. Amor De Cosmos, “The Tynemouth’s Invoice of Young Ladies,” The Daily Colonist, 11 September 1862, 3.
  11. John Douglas Belshaw, Becoming British Columbia: A Population History (Vancouver: UBC Press, 2009), 93.
  12. Backhouse, Children of the Klondike, 161
  13. Kinahan Cornwallis, The New El Dorado, or British Columbia (London: Thames Cautley Newby, 1858), 25.
  14. Pierre Berton, Klondike: The Last Great Gold Rush, 1896-1899 (Toronto: McClelland and Stewart, 1972), 396.
  15. Martha Louise Black, My Seventy Years (London: Thomas Nelson and Sons, 1938), 148.
  16. Martha Louise Black, My Seventy Years (London: Thomas Nelson and Sons, 1938), 132.
  17. Jean Barman, The West Beyond the West: A History of British Columbia (Toronto: University of Toronto Press, 1991), 87.
  18. Martha Louise Black, My Seventy Years (London: Thomas Nelson and Sons, 1938), 241; Martha Louise Black, My Ninety Years (Anchorage: Alaska Northwest Publishing Company, 1976), 153.
  19. Cornwallis, The New El Dorado, 315.
  20. Jon Tattrie, “British Columbia and Confederation,” The Canadian Encyclopedia: Historica Canada, dernière modification le 20 février 2015, accédé le 22 novembre 2015 http://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/british-columbia-and-confederation; Ficken, Unsettled Boundaries, 63, 98.
  21. White Pass and Yukon Route: Tappan Adney, The Klondike Stampede (New York and London: Harper Brothers Publishers, 1900), 385.
  22. Adele Perry, On the Edge of the Empire: Gender, Race, and the Making of British Columbia, 1849-1871 (Toronto: University of Toronto Press, 2001), 14.
  23. Michael James Brand, “Transience in Dawson City, Yukon, During the Klondike Gold Rush,” (PhD diss., Simon Fraser University, 2003), 87-8.; Jon Tattrie, “Yukon and Confederation,” The Canadian Encyclopedia, Historica Canada, dernière modification 20 février 2015, accédé le 22 novembre 2015. http://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/yukon-and-confederation/
  24. Cornwallis, The New El Dorado, 156. L'impact de la ruée vers l’or sur les peuples autochtones est essentiel à tout récit sur le sujet. Pour une étude approfondie de la violence entre mineurs et autochtones voir Daniel P. Marshall, “American Miner-Soldiers at War with the Nlaka’pamux of the Canadian West,” in Parallel Destinies: Canadian-American Relations West of the Rockies, eds. John M. Findlay and Ken S. Coates (Seattle: University of Washington Press, 2002), 31-79).
  25. Perry, On the Edge of the Empire, 111.
  26. Cole Harris, The Reluctant Land: Society, Space, and Environment in Canada Before Confederation, (Vancouver: UBC Press, 2008), 437.
  27. Cornwallis, The New El Dorado, 156.
  28. Charlene Porsild, Gamblers and Dreamers: Women, Men and Community in the Klondike (Vancouver: UBC Press, 1998), 48.
  29. Sources dans ce paragraphe comprennent : Cole Harris, "The Fraser Canyon Encountered," in The Resettlement of British Columbia: Essays on Colonialism and Geographical Change (Vancouver: UBC Press, 1997), 110-112; Edward D. Castillo, California Indian History, Native American Heritage Commission, Retrieved November 2015. http://nahc.ca.gov/resources/california-indian-history/; Mark Forsythe and Greg Dawson, The Trail of 1858: British Columbia’s Gold Rush Past (Madeira Park B.C.: Harbour Publishing, 2007), 32, 33, 88; Cole Harris, The Reluctant Land: Society, Space, and Environment in Canada Before Confederation, (Vancouver: UBC Press, 2008), 432; Ficken, Unsettled Boundaries, 77, 104-105; Jean Barman, The West Beyond the West: A History of British Columbia (Toronto: University of Toronto Press, 1991), 162; Daniel P. Marshall, “American Miner-Soldiers at War with the Nlaka’pamux of the Canadian West,” in Parallel Destinies: Canadian-American Relations West of the Rockies, eds. John M. Findlay and Ken S. Coates (Seattle: University of Washington Press, 2002), 39.
  30. Robert Service, “The Spell of the Yukon,” Songs of a Sourdough (Toronto: William Briggs, 1907), 18.
  31. Dawson City: Reminiscences E/E/St 71, BC Archives (1908).