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Quitter les États-Unis

La décision de venir au Canada - Richard Allon

Longueur 0:01:51

Transcription :
(Traduit d'anglais)

Ils faisaient de la publicité dans un journal américain et c'était pour un emploi de chercheur dans leur service d’enquête clinique. J'ai postulé. Ils m'ont accepté. Alors, la deuxième prise, comme je l'appelle, est que j'étais quelque peu familier avec Toronto, y ayant passé du temps lors de mon enfance. Je cherchais un emploi et les Canadiens m'en offraient un, alors que mon propre pays ne m'en offrait pas. Et aussi, les États-Unis, à l'époque, étaient... nous sommes dans les années 1970, alors ils étaient très empêtrés au Vietnam. Le pays ne s'en était pas encore vraiment retiré. En fait, la situation était très semblable à ce qui se passe actuellement en
Iraq. J'avais en quelque sorte fait une croix sur les États-Unis. Lorsque j'étais dans la marine, cinq ans plus tôt, à l'époque des Kennedy, c'était très approprié d'être patriotique et très « Kennedy », vous savez. « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays ». En très peu de temps, les États-Unis ont arrêté de donner cette impression de chef de file du monde libre, pour donner l'impression d'être un genre de pouvoir impérialiste. Et donc, je... dans ma jeunesse, avec ma vision juvénile des choses, j'ai vécu une désillusion concernant la politique étrangère des États-Unis. En raison de mon enfance, je connais bien le Canada et les Canadiens m'offraient un emploi. Somme toute, ces deux facteurs combinés sont la raison pour laquelle je suis ici.

L’histoire orale 07.03.02RA avec Richard Allon
Musée canadien de l’immigration du Quai 21