Une grande carte de l’Île de la Tortue sur un mur en verre, arborant plusieurs œuvres d’art autochtone en verre.

Bienvenue sur l’île de la Tortue

Décembre 2025 à décembre 2027

« Notre peuple a toujours voyagé et commercé sur l’île de la Tortue et au-delà. Nous voulions renforcer l’idée que les cultures évoluent, grandissent et s’adaptent ... et que l’immigration fait partie de cette histoire, car les gens continuent à tisser leurs identités ensemble et à en former de nouvelles, comme dans le cas des Métis, par exemple. »

En tant qu’artistes du verre fusionné, nous voulions présenter un petit échantillon de la vitalité et de la diversité culturelles des habitants de l’île de la Tortue, principalement avant l’arrivée des Européens. Par cette installation, nous célébrons les connaissances, l’art et les technologies qui ont toujours façonné l’île de la Tortue. Bien que nous ayons adopté une approche artistique pour chaque œuvre et que nous n’ayons pas pu inclure l’histoire de chaque nation individuelle, l’installation est fondée sur la recherche et une représentation authentique basée sur les groupes linguistiques tribaux. Cela comprend également les références à la langue, aux pratiques culturelles, à l’innovation et à la spiritualité. Nous espérons que cette installation suscitera l’envie d’en savoir plus sur la riche culture des premiers habitants de ces terres.

Art fusion tribal est une collaboration entre Melinda Robertson (Anishinaabée - Première Nation du lac Manitoba) et Shannon Monk (Anisininew - Première Nation de St. Theresa Point / Première Nation mi'kmaq de l’île Lennox / Celte - Nouvelle-Écosse).

Si vous souhaitez obtenir des renseignements pour accueillir Bienvenue sur l’île de la Tortue après décembre 2026, veuillez communiquer avec les artistes.

Si vous souhaitez ramener un trésor produit par Tribal Fusion Art chez vous, visitez notre Boutique. 

Deux femmes autochtones sourient devant leur installation d’art en verre.Le logo Tribal Fusion représente une femme autochtone joyeuse qui danse, portant des vêtements traditionnels rouges et jaunes et une longue tresse noire dans le dos. Le logo est vif; il évoque le mouvement et la joie.

Œuvre en verre fusionné représentant un panier brun de baies bleues et rouges, orné de piquants de porc-épic, avec une étoile à huit branches dans les quatre couleurs sacrées que sont le blanc, le jaune, le rouge et le noir.

Panier de baies

Le panier contient des histoires tissées au fil des générations sur l’île de la Tortue; il est porteur à la fois de beauté et d’utilité. Fabriqué avec habileté et patience, il sert à la fois dans la vie quotidienne et dans les cérémonies : il permet de cueillir des baies pour se nourrir, se soigner et pour les rites de passage. Ornée de piquants de porc-épic, son étoile à huit branches brille des quatre couleurs sacrées, le blanc, le jaune, le rouge et le noir, symboles d’équilibre et d’unité partagés par de nombreuses nations. Le panier nous enseigne l’harmonie entre l’art et la subsistance; les baies nous enseignent la gratitude, le renouveau et le plaisir sucré de la vie qui renaît sans cesse.

Œuvre en verre fusionné représentant un personnage portant les vêtements d’hiver cérémoniels des peuples autochtones de l’Arctique occidental, fabriqués à partir de peaux de caribou et de phoque, avec des ornements en peau d’écureuil.

Iñupiat - Vêtements cérémoniels d’hiver (in-nou-pi-att)

Le territoire traditionnel des Iñupiat s’étend sur les terres gelées de l’Arctique occidental et transmet les enseignements de l’habileté, du respect et de l’endurance. Cette image de vêtements d’hiver cérémoniels est fabriquée à partir de peaux de caribou et de phoque, avec des ornements en peau d’écureuil. Chaque vêtement reflète une connaissance approfondie de la terre et des animaux. Les pantalons de neige, les parkas et les mitaines protègent contre le vent et la glace, transformant la nécessité en art. Nous apprenons ainsi que la survie naît de la relation, lorsque les mains de l’homme travaillent en harmonie avec les dons du monde naturel.

Œuvre en verre fusionné représentant un homme haudenosaunee, en vêtements traditionnels, tenant une crosse au-dessus de sa tête, prêt à frapper une balle de crosse rouge dans les airs.

Crosse

La crosse traverse rapidement les champs de l’île de la Tortue, portant l’esprit d’unité, de guérison et de gratitude. Originaire des Haudenosaunee, elle a été donnée par le Créateur comme jeu-remède pour apporter le bien-être, régler les conflits et renforcer la communauté. À la fois sport et cérémonie, la crosse enseigne la discipline, le travail d’équipe et le respect. Son rythme fait écho aux battements de cœur du peuple, nous rappelant que le jeu peut être une prière et que la véritable unité se trouve dans le mouvement, l’objectif et l’esprit partagés.

Déclaration de l’artiste :

Avant la cartographie, il y avait la mémoire. Avant le mot immigration, il y avait le mouvement des peuples au gré des vents, des eaux et des enseignements de la Création. Sur l’île de la Tortue (Amérique du Nord), les nations ont beaucoup voyagé, transportant des chants, de la nourriture et des histoires qui reliaient l’océan à la prairie, la toundra au désert.
Ces mouvements n’étaient pas des migrations de conquête ou de fuite, mais de relation : des personnes qui se déplaçaient au rythme de la terre, guidées par les enseignements de la réciprocité, du respect, des responsabilités de la parenté et de l’équilibre avec tous les êtres vivants.

De ces relations anciennes sont nés les ancêtres des Anishinaabés, des Cris, des Dénés, des Haudenosaunee, des Inuits, des Mi'kmaq, des Tsimshian et de bien d’autres encore. Au fil des générations, ils ont tissé de vastes routes commerciales et des réseaux familiaux. Des peuples se sont rencontrés, mariés, adoptés, partagés, formant les interconnexions qui définissent encore aujourd’hui ce continent.

Des dizaines de milliers d’années plus tard, à l’arrivée des nouveaux venus d’Europe, ces mêmes valeurs autochtones de parenté et de mouvement ont continué à les accueillir dans la paix et l’amitié.  De nouvelles identités se sont dessinées, notamment celle de la nation métisse, dont la langue, la culture et la patrie sont issues à la fois des Premières Nations ancestrales et des relations ultérieures liées à la traite des fourrures.

Ainsi, l’histoire de l’île de la Tortue n’est pas divisée entre « hier » et « aujourd’hui ». Elle est l’histoire de peuples qui ont toujours été là, qui se sont sentis chez eux sur la terre et les uns avec les autres. C’est aussi l’histoire de la résilience de notre peuple face au déplacement et à la dépossession.

Dans un esprit de réconciliation et de guérison, nous honorons le passé, restons fermement attachés au présent et œuvrons pour un avenir fondé sur la compréhension mutuelle, le respect des traités et l’appartenance commune à l’île de la Tortue.