Skip to the main content

Bwe Doh Soe est né sur la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar/Birmanie. Bwe fait partie du groupe ethnique des Karens. Les Karens sont persécutés par l’armée birmane depuis plus de 50 ans. Bwe, sa mère, son frère et ses deux sœurs ont habité dans la jungle afin d’échapper au régime militaire. Lorsque Bwe avait six ans, sa mère a décidé d’emmener la famille dans un camp de réfugiés en Thaïlande. La mère de Bwe a fait une demande pour venir au Canada et la famille a finalement été acceptée. Ils sont arrivés à Vancouver en 2008, puis ils ont continué leur voyage jusqu’en Saskatchewan. Bwe a commencé sa dixième année et a pris des cours d’ALS afin d’apprendre l’anglais. Bwe a ensuite étudié pour devenir un préposé au soutien des personnes handicapées. Bwe fait du bénévolat à titre de traducteur pour un organisme d’aide à l’établissement, en plus de donner des classes préparatoires pour les Karens.

Habib El-Hage est né au Liban. Il a survécu à la guerre civile entre l’âge de 8 et 23 ans. Habib a étudié en droit, mais a abandonné ses études à cause de la guerre. Son voisinage était divisé et dangereux. Des mines se retrouvaient souvent sur la route. • Habib a fui jusqu’à Chypre, d’où il a fait une demande pour venir au Canada. Ses deux frères qui habitaient à Montréal ont appuyé sa demande. Le processus a pris trois mois et il est arrivé au Canada en 1990. Après cinq ans, il est retourné à l’université pour étudier les aspects psychosociaux de l’immigration et du racisme et il a obtenu un doctorat en 2010. Habib occupe les fonctions de travailleur social et de conseiller interculturel au Collège Rosemont depuis plus de 15 ans. Il a aussi été le président du conseil interculturel de Montréal de 2006 à 2010. En 2005, il a remporté le prix québécois de la citoyenneté Maurice-Pollack.

Ilse Thompson est née à Berlin dans les années 1920. Elle a quitté l’Allemagne grâce au secours d’un groupe de Quakers en Allemagne. Cette initiative faisait partie d’un effort de sauvetage plus importante, Kindertransport, qui s’est déroulé pendant la Seconde Guerre mondiale et qui avait comme objectif de secourir les enfants juifs pour les amener vers le Royaume-Uni. Ilse s’est jointe à l’armée du Royaume-Uni et elle est devenue une citoyenne britannique. Son frère, Hans Albert, qui avait aussi été amené au Royaume-Uni, était considéré comme étant sujet d’un pays ennemi à risque plus élevé, et il a été interné au Canada pendant la guerre. Il a été libéré vers la fin de la guerre. La mère d’Ilse a été amenée à Auschwitz en 1943 et n’a jamais été revue. Ilse a immigré au Canada en passant par New York en 1947. Elle a épousé Ray Thompson en 1950 et ils ont eu deux enfants.

Kathleen Sigurdson est née à Montréal, au Québec. Sa mère, Marguerite, a immigré au Canada de l’Alsace, en France, en 1955. Elle est passée par l’Angleterre, où elle était restée pendant un an comme bonne d’enfants. Elle a rencontré le père de Kathleen, John, un Canadien, à bord du navire en route vers le Canada. Ils se sont mariés en 1957. Kathleen a grandi à Montréal et a obtenu deux baccalauréats de l’Université d’Ottawa, un en linguistique et l’autre en éducation. Elle a essayé l’enseignement avant d’entrer dans la fonction publique fédérale. Elle a été transférée au service extérieur, puis affectée en Inde, au Sri Lanka, aux États-Unis (Buffalo), à Paris, à Abu Dhabi et à Moscou. Elle a aussi travaillé au Canada de façon intermittente. Sa fille est venue avec elle lors de plusieurs de ses affectations. Kathleen habite à Ottawa et a pris sa retraite en 2015, mais elle accepte encore des affectations de courte durée outremer.

Madan Kumar Giri est né dans le Sipsu, au Bhoutan. Sa famille fait partie du groupe ethnique des Lhotshampas, qui parlent le népalais. Dans les années 1980, le gouvernement du Bhoutan a commencé à mettre en œuvre des dispositions contre les Lhotshampas et a finalement ordonné à plusieurs d’entre eux de quitter le pays. Madan et sa famille ont été forcés de partir en 1990 et ont fui vers un camp de réfugiés au Népal, où ils ont demeuré pendant près de 16 ans. Grâce à l’aide du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), Madan a reçu une bourse d’études pour terminer ses études secondaires en Inde, où il est ensuite retourné pour compléter un baccalauréat et une maîtrise. Madan et sa famille ont été en mesure de venir au Canada grâce à un projet pilote de réinstallation du UNHCR. Ils sont arrivés à Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard, en 2006. Madan a trouvé du travail comme gardien de sécurité et comme interprète. Il agit souvent comme porte-parole pour la communauté bhoutanaise de la région de Charlottetown.

Monica Valencia est née à Buga, en Colombie. Vers l’année 2000, la famille de Monica a déménagé à Miami, en Floride, car ses parents trouvaient que la Colombie n’était plus sécuritaire pour leurs enfants. Après quelques années, la famille a traversé la frontière à Windsor, en Ontario, et a fait une demande afin d’obtenir le statut de réfugié au Canada. Monica et sa famille se sont installées à Mississauga, en Ontario. Après avoir terminé ses études secondaires, Monica a fait des études en journalisme et en littérature anglaise à l’Université de Toronto, puis a complété une maîtrise en études sur l’établissement et l’immigration. Elle a ensuite travaillé comme agente de communications au Centre of Excellence for Research on Immigration and Settlement à l’Université York. En 2013, Monica a épousé Manuel Arellano, un autre immigrant de la Colombie qu’elle a rencontré lors d’un stage dans un journal espagnol.

Peter Duschinsky est né dans une famille juive à Budapest, en Hongrie. Peter a été élevé seul par sa mère jusqu’à ce qu’il immigre au Canada avec sa tante et son oncle lorsqu’il était adolescent, pendant la révolution hongroise. Ils sont arrivés à Saint John, au Nouveau-Brunswick, en 1957, à bord du RMS Empress of Britain. Peter a ensuite vécu à Montréal avec des membres de sa famille. Pendant son premier été au pays, il a étudié l’anglais, puis a terminé son éducation secondaire à Montréal. Après avoir étudié en ingénierie pendant deux ans à McGill, Peter a déménagé à Vancouver, en Colombie-Britannique. Il a d’abord travaillé pendant un certain temps, puis s’est inscrit dans un programme d’histoire à l’Université de British Columbia, où il a rencontré son épouse, Christiana (Chris). Peter s’est joint au Service extérieur canadien en 1974. Son emploi d’agent d’immigration lui a valu des postes à Paris, à Chicago, au Caire et à Budapest. Il a aussi travaillé avec plusieurs mouvements de réfugiés. Il est un membre actif de la Société historique de l’immigration canadienne.

Richard Tshimanga est né à Kinshasa, en République démocratique du Congo (anciennement le Zaïre). Son père est décédé quand il était jeune et sa mère a élevé Richard ainsi que ses quatre frères et sœurs. Pendant deux ans, Richard a étudié en finance à l’université, mais a abandonné en raison de persécutions politiques. Il était impliqué dans un parti politique d’opposition et a été arrêté, puis libéré de façon temporaire. Il a demandé l’aide d’un visiteur britannique afin de fuir la République démocratique du Congo. Il s’est rendu en Suisse où il est resté pendant sept ans et demi, mais sa demande d’asile a été rejetée. Son épouse et sa fille avaient fui vers le Zimbabwe, alors que son fils a dû rester à Kinshasa, car il était malade. Son épouse et sa fille ont été acceptées comme réfugiées au Canada en 2009 et sont venues à Halifax. Richard est venu les rejoindre en mars 2012.

Umeeda Switlo est née en Ouganda, mais a été obligée de quitter le pays à l’âge de 15 ans suite à l’expulsion de la population asiatique du pays, ordonnée par Idi Amin. Umeeda et sa sœur ainée se sont rendues aux États-Unis deux semaines après l’ordre d’expulsion, et ses parents, ainsi que ses autres frères et sœurs, ont fui l’Ouganda peu de temps après pour aller s’installer à Vancouver, en Colombie-Britannique. Umeeda est allée les rejoindre une fois l’année scolaire terminée. Après avoir terminé ses études secondaires, Umeeda a obtenu un diplôme en biologie marine de l’Université de Victoria. Elle a travaillé pendant un certain temps pour le ministère de l’Environnement, ainsi que pour Pêches et Océans. Elle s’est ensuite impliquée dans plusieurs initiatives, tel qu’ouvrir une garderie, être propriétaire et gérante d’une agence de billetterie et gérer des artistes du monde musical. Elle a aussi travaillé dans le domaine des organismes à but non lucratif pour Conservation de la nature Canada, la Société canadienne du cancer, CUSO International et Naledo, une entreprise à vocation sociale établie au Bélize.

Van-Nha Tran est né à Saigon, au Vietnam. Il est le sixième de dix frères et sœurs. Il a été formé dans un séminaire jusqu’à l’école secondaire. Il a étudié à l’Université de Saigon et s’est marié en 1980. Après avoir obtenu son diplôme universitaire, il a enseigné à l’école secondaire. Il a quitté le Vietnam en 1988 afin d’échapper au régime communiste. Il a habité dans un camp de réfugiés en Thaïlande pendant deux ans, jusqu’à ce qu’il puisse immigrer au Canada grâce au parrainage de son cousin, qui avait lui même immigré en 1975. Il est arrivé à Sherbrooke, au Québec, en 1990. Il a travaillé au Dunkin’ Donuts par l’entremise d’un programme gouvernemental visant les nouveaux immigrants. Après un an, son patron lui a demandé de devenir associé à un nouvel emplacement. Après cinq ans de séparation, il a été réuni avec sa famille en janvier 1993.

Yella et Mooshie Zahirovich sont arrivés au Canada avec leur jeune fille Eliza en 1994, après avoir fui le conflit en Bosnie. Yella est née dans une famille serbe à Šipovo, en Bosnie, et Mooshie est né dans une famille bosnienne musulmane à Jajce, en Bosnie. Le couple s’est rencontré à l’Université de Sarajevo. Mooshie a obtenu un diplôme en affaires et Yella un baccalauréat en sciences agronomiques. Yella et Mooshie se sont mariés en 1990, tout juste avant le début de la guerre. Ils ont fui en Serbie au mois d’avril 1992. Ils sont devenus apatrides et ont été acceptés au Canada à titre de réfugiés. Yella a ensuite complété sa maîtrise au Collège Nova Scotia Agricultural College et Mooshie a terminé son MBA à l’Université Dalhousie. La famille a ensuite déménagé à Montréal où leur deuxième fille, Emily, est née.