Skip to the main content

Le Canada et le MS St. Louis

par Steve Schwinghamer, Historien

L’exclusion par le gouvernement canadien des passagers du MS St. Louis révèle le climat public et officiel antisémite qui régnait au Canada dans les années 1930 et souligne les dures restrictions imposées par les politiques d’immigration canadiennes pendant la Grande Dépression.

Le St. Louis était un paquebot bien équipé de 17 000 tonnes appartenant à la Hamburg-America Line, inauguré en 1929 pour assurer la traversée transatlantique entre Hambourg et New York.[1] Le 13 mai 1939, le navire s’élance sur une croisière spéciale de Hambourg, en Allemagne, vers La Havane, à Cuba. À son bord, le St. Louis comptait 937 passagers, dont la majorité étaient des Allemands juifs qui avaient été violemment persécutés par l’État nazi. Ils avaient obtenu des visas touristiques cubains, qui étaient attrayants pour plusieurs raisons. D’abord, ces visas n’exigeaient pas de prouver le droit de retour. Ensuite, les visas étaient disponibles (en échange d’un pot-de-vin). Finalement, Cuba était très proche des États-Unis (É.-U.) La majorité des passagers étaient sur des listes d’attente pour entrer aux É.-U. ou avaient de la famille là-bas.

À l’insu des passagers, le président cubain Laredo Brú avait élargi les exigences documentaires pour les touristes étrangers avant le départ du navire de l’Allemagne. L’antisémitisme national cubain, les conflits politiques internes, et la corruption ont tous contribué à ce nouveau règlement (Décret no 937), qui est effectivement devenu un obstacle complet à l’entrée des passagers à bord du St. Louis. Seuls vingt-huit passagers ont pu débarquer à La Havane après l’arrivée du navire le 27 mai. Le reste des passagers a vécu une série de délais et de refus de la part du gouvernement cubain. Éventuellement, le St. Louis, qui transportait encore 907 passagers, s’est fait ordonner de quitter les eaux cubaines le 2 juin.[2]

Pendant cette épreuve, les passagers ont demandé de l’aide et l’asile aux États-Unis, et ont aussi communiqué avec des pays d’Amérique centrale pour trouver refuge. L’opinion américaine était que les passagers ne pouvaient être admis, et bien que le capitaine Captain Gustav Schröder ait considéré un débarquement illégal des passagers en Floride, il aurait été dangereux d’approcher suffisamment le St. Louis de la côte.[3] Après plusieurs jours d’échec des négociations, le St. Louis a finalement quitté les eaux entre la Floride et Cuba le 7 juin, en direction de l’Europe.[4]

TCe soir-là, un groupe de Canadiens éminents dirigés par l’historien et professeur George Wrong a envoyé une pétition par télégraphe au premier minitre William Lyon MacKenzie King, qui était à bord du train royal à Niagara Falls, en Ontario. Les signataires de la pétition ont suggéré que King « offre, sans délai, aux 907 exilés sans domicile à bord du navire Hamburg-American St. Louis l’asile au Canada. »[5] La réponse de King a été de transmettre la question au sous-secrétaire des Affaires externes, le Dr Oscar D. Skelton. King a ordonné à Skelton de consulter le ministre de la Justice, Ernest Lapointe, et le directeur de l’Immigration, Frederick Blair, car il voulait « être conseillé immédiatement au sujet des pouvoirs du gouvernement afin de répondre à la suggestion contenue dans la communication ». Il demande aussi qu’ils envoient une réponse à George Wrong.[6]

Au Canada, le parlement ne siégeait pas. Le Cabinet ne prévoyait pas de réunion avant une semaine suivant la demande de King. De surcroît, le ministre responsable de l’immigration, c’est-à-dire le ministre des Mines et Ressources Thomas Crerar, ne serait pas de retour à Ottawa avant le 19 juin. Lapointe a pris du temps uniquement pour exprimer son opposition à l’accueil des passagers avant de quitter Ottawa le soir du 8 juin, avec un retour prévu le 13 juin.[7] Par conséquent, ces jours cruciaux pour les passagers du St. Louis, alors que le navire traversait de nouveau l’Atlantique, ont eu lieu au moment d’une absence de pouvoir à Ottawa. Après la réaction initiale de Lapointe, qui semble avoir été la seule opinion formulée sur la situation de la part d’un fonctionnaire élu à l’exception du premier ministre, Blair et Skelton se sont retrouvés obligés de formuler une réponse canadienne à la situation des réfugiés au nom de King.

La première réponse de Blair à la demande de Skelton et King a été de décrire en détail les pouvoirs dont King disposait pour accepter les passagers du St. Louis à l’aide d’un décret en conseil. Cette réponse mérite d’être citée en détail :

« Pour répondre à la demande du premier ministre en ce qui concerne les pouvoirs du gouvernement d’accorder ce qui est demandé, je peux dire que la majorité des règlements qui empêchent le déplacement libre des gens au Canada à partir de l’Europe ont lieu par décret en conseil. Et, supposant que ces réfugiés sont en bonne santé et de bonne moralité, ils pourraient être admis par un décret en conseil général, comme ceux qui sont ratifiés toutes les semaines pour accepter les réfugiés individuels qui y sont nommés. »[8]

Dans sa note à l’intention de Skelton, Blair passe de cette explication du processus possible d’admission à un argument en défaveur de l’accueil des réfugiés. Il explique que le tollé national à l’égard de l’accueil généralisé de réfugiés juifs serait contraire à « ce que nous faisons de façon moins spectaculaire en créant des listes aux quelques jours », faisant référence aux listes de noms d’immigrants qui accompagnaient les décrets en conseil pour l’accueil de gens qui n’étaient autrement pas admissibles à entrer au pays. (Une portion importante des personnes acceptées par ces « listes » était juive.) Skelton a renchéri sur le conseil de Blair avec un télégramme à l’intention de King, mais seulement après une conversation avec Blair sur l’heure du midi. Pendant ces conversations, Blair et Skelton ont dit à King que seules des personnes de quatre groupes spécifiés (familles, investisseurs, entrepreneurs et immigrants très qualifiés) pouvaient être acceptées par décret en conseil.[9]

La raison politique pour limiter les admissions par décret en conseil à ces quatre groupes n’est pas claire. La note ultérieure de Blair à l’intention de Skelton au sujet des passagers du St. Louis affirme simplement que les passagers « n’auraient pas pu être admis autre qu’en les nommant dans un décret en conseil spécial, puisqu’aucun d’entre eux, à notre connaissance, n’a pu se conformer au règlement d’immigration canadien. »[10] Cette implication va dans le sens de la première réponse de Blair : les passagers étaient admissibles à l’aide d’un décret en conseil approprié. De surcroît, la disponibilité de permis ministériels pour contourner les dispositions de la Loi sur l’immigration ne semble pas être entrée dans la conversation du tout, mais l’absence de Crerar pourrait avoir empêché Skelton et Blair de suggérer cette possibilité.[11]

Par conséquent, King n’a pas reçu de conseils au sujet des pouvoirs gouvernementaux de décider en faveur de l’accueil des passagers. Il a plutôt reçu un avis sur les règlements d’immigration restrictifs, de même qu’une description limitée de ceux qui pourraient être acceptés par décret en conseil. Dans son ensemble, il s’agit de conseils indiquant que les passagers du St. Louis n’étaient pas admissibles.

Blair a écrit à Skelton une semaine après l’échange initial. Dans cette note, il énonce certains des arguments contre l’admission : le besoin d’un décret en conseil spécial, le fait que la majorité des réfugiés comptaient résider de façon permanente aux États-Unis, et le précédent potentiel pour d’autres réfugiés de la persécution allemande. Blair a aussi indiqué qu’« aucune demande n’a été faite par le navire, et à notre connaissance, par les passagers, pour demander l’accueil au Canada », ce qui est cohérent avec l’itinéraire du navire : le St. Louis ne s’est pas dirigé vers le Canada ou les eaux canadiennes.[12] Ces arguments, combinés à une attitude rigide envers l’application des politiques d’immigrations extrêmement restrictives du Canada pendant la Grande Dépression, constituaient le cœur des conseils brefs et exclusionnaires envoyés par Skelton à King le 9 juin.

Ces arguments devraient être considérés dans le contexte de l’antisémitisme présent chez les autorités canadiennes de l’époque. Par exemple, Blair a écrit, en 1938, qu’il « pourrait être très bon d’organiser une conférence et d’avoir une journée d’humiliation et de prière, qui pourrait profitablement être prolongée à une semaine ou plus, où [les juifs] auraient à expliquer honnêtement pourquoi ils sont si peu populaires à travers le monde. » Plus tard, en 1938, le haut commissaire du Canada pour la Grande-Bretagne, Vincent Massey, a écrit que le Canada devrait être généreux en acceptant des Allemands aryens du Sudetenland, afin de pouvoir éviter d’accepter des réfugiés non aryens plus tard. En janvier 1939, le député libéral Wilfrid Lacroix exprime son opposition face à l’admission de réfugiés et a présenté une pétition signée par près de 130 000 Canadiens membres de la Société Saint-Jean-Baptiste, demandant la prévention de l’immigration juive. Deux mois avant le départ du St. Louis, un autre député a envoyé à Blair une copie de la soi-disant prophétie de Franklin, un faux crédo antisémite rédigé par Benjamin Franklin.[13]

D’autres lettres de pétition ont été envoyées au gouvernement, mais Lapointe, Blair, et Skelton n’ont pas bougé en matière d’inaction ou d’exclusion. Ils pourraient avoir été protégés d’un examen plus poussé par des faux reportages sur des solutions d’asile qui ont paru pendant que les réfugiés n’avaient pas de destination certaine entre le 2 et le 13 juin. Des reportages contradictoires, disant que les passagers avaient trouvé refuge à Cuba, en Dominique, et ailleurs, ont paru dans les journaux canadiens et pourraient avoir émoussé le sentiment d’urgence lié à l’offre d’un asile à ces passagers au Canada.[14] La confusion de la part de la presse pourrait être excusée par le fait que le Joint Distribution Committee américain (JDC, un organisme juif de défense et d’aide qui a œuvré au nom des réfugiés juifs européens) avait l’opinion interne, jusqu’au 8 juin, que Cuba pourrait encore changer d’avis.[15] King a été témoin de la considération de l’affaire par le gouvernement américain, et des interactions avec le JDC alors qu’il voyageait à bord du train royal en compagnie du président Franklin D. Roosevelt, et il semble n’avoir ressenti aucune obligation d’action de la part du Canada. Il a consigné dans son journal personnel que la situation des réfugiés est « bien moins notre problème que celui des États-Unis ou de Cuba », et a perçu, dans le courant de ses conversations avec Roosevelt, qu’une résolution était encore en déroulement.[16] Une citation de Blair, écrite pendant la crise du St. Louis, reste à ce jour le résumé le plus connu de l’intervention du Canada : « Il est manifestement impossible pour n’importe quel pays d’ouvrir ses portes assez grand pour accueillir les centaines de milliers de juifs qui veulent quitter l’Europe : il faut tirer la ligne quelque part. »[17]

Les passagers ont pu entreprendre un retour en Europe sécuritaire grâce au JDC, qui a convenu d’une entente d’asile de dernière minute, annoncée le 13 juin. Les passagers réfugiés ont été distribués entre les Pays-Bas (181), la Belgique (214), la France (224), et le Royaume-Uni (288).[18] Cependant, la Deuxième Guerre mondiale a éclaté peu de temps après leur retour en Europe, et en 1940, plus de six cents de ces passagers étaient désormais dans des territoires sous occupation nazie. Sarah Ogilvie et Scott Miller ont révélé que 254 des passagers ont été tués dans l’holocauste; un autre passager est aussi décédé dans les attaques aériennes allemandes qui ont suivi en Grande-Bretagne.[19]

Ressources additionnelles :

Bibliothèque et Archives Canada présente quelques-uns des documents historiques essentiels en lien avec le tragique voyage du MS St. Louis dans http://data2.archives.ca/e/e443/e011068294.pdf
(Bibliothèque et Archives Canada, RG76, Volume 440, Fichier 670224)

Les lois canadiennes sur l’immigration: http://www.quai21.ca/recherche/histoire-d-immigration/les-lois-canadiennes-sur-l-immigration

Journal personnel de William Lyon Mackenzie King: http://www.bac-lac.gc.ca/fra/decouvrez/politique-gouvernement/premier-ministres/william-lyon-mackenzie-king/Pages/journal-mackenzie-king.aspx

Ressources parlementaires historiques canadiennes: http://parl.canadiana.ca/?usrlang=fr


  1. Arnold Kludas, Great Passenger Ships of the World, Volume 3: 1924-1935 (Londres : Patrick Stephens, 1976), 116.
  2. C. Paul Vincent, « The Voyage of St. Louis Revisited », Holocaust and Genocide Studies 25:2 (automne 2011), 255-257. En ce qui concerne le nombre de passagers, il faut noter squ’un passager est mort en mer avant l’arrivée du St. Louis à Cuba, et un autre a tenté le suicide dans le port de La Havane, et a été hospitalisé à Cuba.
  3. United States Coast Guard, « What was the Coast Guard’s Role in the SS St. Louis affair (otherwise known as the “Voyage of the Damned”)? », http://www.history.uscg.mil/Frequently-Asked-Questions/, consulté le 29 septembre 2017. Schroeder a aussi pensé à s’échouer en Angleterre plus tard dans le voyage. Voir Vincent, 270-271.
  4. Les reportages au début de juin au Canada déclaraient l’existence d’offres de refuge pour les passagers du St. Louis en Dominique, à Saint-Domingue, et à Cuba. Voir les pages couvertures du Globe and Mail des 3 et 6 juin 1939, et la page couverture du Toronto Star du 3 juin 1939.
  5. Bibliothèque et Archives Canada, documents de William Lyon Mackenzie King, volume 262, télégraphe de George Wrong à King, 7 juin 1939, Toronto, Ontario, bobine de microfilm C-3751, item 238579.
  6. Bibliothèque et Archives Canada, Ministère de l’Emploi et de l’Immigration, RG 76, volume 440, dossier 670224 « Department of External Affairs - Confidential telegrams to Prime Minister at Washington, D.C., United States, on immigration matters (German Jews on SS ST. LOUIS) », (ci-après Dossier 670224) télégraphe de King à Skelton, Parkton, Maryland, 8 juin 1939. Il y avait un passé personnel entre Wrong et King, y compris une protestation véhémente de la part de King et d’autres personnes au journal étudiant Varsity de l’Université de Toronto au sujet de la nomination de Wrong comme professeur à l’université, et possiblement des rancunes de la part de King envers Wrong pour des mauvaises notes. Voir Bibliothèque et Archives Canada, journaux de William Lyon Mackenzie King, 9 février 1895; Martin Friedland, The University of Toronto: A History (Toronto : Presses de l’Université de Toronto, 2013), 164; et le Globe and Mail des 4 et 9 février 1895.
  7. Dossier 670244, Skelton à King, Ottawa, Ontario, 9 juin 1939
  8. Dossier 670224, Blair à Skelton, Ottawa, Ontario, 9 juin 1939
  9. Dossier 670224, Skelton à King, Ottawa, Ontario, 9 juin 1939; Dossier 670224, Blair à Skelton, Ottawa, Ontario, 9 juin 1939; et Dossier 670224, Skelton à Blair, Ottawa, Ontario, 9 juin 1939
  10. Dossier 670224, Blair à Skelton, Ottawa, Ontario, 16 juin 1939
  11. Bibliothèque et Archives Canada, Lois du Canada, « L’Acte d’immigration, 1910 », Ottawa : SC 9-10 Edward VII, chapitre 27, Section 4.
  12. Dossier 670224, Blair à Skelton, Ottawa, Ontario, 16 juin 1939; United States Holocaust Memorial Museum, « Voyage of the St. Louis – Animated Map », consulté à https://www.ushmm.org/wlc/en/media_nm.php?ModuleId=10005267&MediaId=3544
  13. Bibliothèque et Archives Canada, Ministère de l’Emploi et de l’Immigration, RG 76, Volume 391, Dossier 541782 Partie 5, « Immigration to Canada of Jews from Europe », lettre confidentielle de Blair à M. F. Sclanders, commissaire, Chambre de commerce de Saint John, Ottawa, Ontario, 19 septembre 1938; télégramme confidentiel codé de Massey à King, Londres, R.-U., 29 novembre 1938; Canada, Débats de la Chambre des communes, 30 janvier 1939 (Wilfrid Lacroix), consulté au http://www.lipad.ca/full/permalink/1168496/; et aussi dans le Dossier 541782 énoncé précédemment, lettre confidentielle de H.E. Brunelle à Blair, Ottawa, Ontario, 16 mars 1939
  14. Parmi les faux reportages de refuge, on compte « Cuba Consents to Admit Jews », Montreal Gazette, 6 juin 1939; « Dominica Offers Haven to Refugees Barred at Havana », Globe and Mail, 3 juin 1939; « Santo Domingo Offers Home for 907 Jews Cuba Rejects », Toronto Daily Star, 3 juin 1939
  15. Président du JDC Paul Baewald au directeur européen du JDC Morris Troper, Londres, R.-U., 8 juin 1939, United States Holocaust Memorial Museum, Photographie no 38560, consultée en ligne à https://collections.ushmm.org/search/catalog/pa1127112
  16. Bibliothèque et Archives Canada, journaux de William Lyon Mackenzie King, MG26-J13, 8 juin 1939, consulté à http://www.bac-lac.gc.ca/fra/decouvrez/politique-gouvernement/premier-ministres/william-lyon-mackenzie-king/Pages/item.aspx?IdNumber=20412
  17. Dossier 670224, Blair à Skelton, Ottawa, Ontario, 16 juin 1939, soulignement ajouté; au sujet de l’influence de la phrase, considérer l’article d’Irving Abella et Harold Troper, « The Line Must Be Drawn Somewhere: Canada and Jewish Refugees, 1933-1939 », Canadian Historical Review, 60:2 (1979) p. 178-209, qui deviendra un chapitre dans leur œuvre séminale None Is Too Many. Il s’agit d’un résumé éloquent des attitudes des fonctionnaires canadiens impliqués, mais il a été écrit après la publication de la nouvelle, au Canada, de l’organisation d’une solution pour les passagers, et donc cela n’a pas eu d’incidence sur le sort des passagers. Voir « 4 Lands Offer Haven to Jews », Montreal Gazette, 14 et 15 juin 1939; « Europe Finds Homes for Stranded Jews », Toronto Daily Star, 13 juin 1939; « Drifting Jews Offered Haven By 4 Countries », Globe and Mail, 15 juin 1939. Finalement, un article dans le Star du 19 juin contient dans la rubrique « The Jay Walker » un commentaire intitulé Port After Storm: « Près de mille réfugiés juifs du navire à vapeur St. Louis se verront offrir l’asile dans les grands espaces ouverts de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas, de la Belgique et de la France. La population des Amériques était trop dense. »
  18. Sarah Ogilvie et Scott Miller, Refuge Denied: the St. Louis passengers and the Holocaust (Madison : Presses de l’Université du Wisconsin, 2006), 25
  19. Ogilvie and Miller, Refuge Denied, 174-175; United States Holocaust Memorial Museum, “Voyage of the St. Louis”, consulté à https://www.ushmm.org/wlc/en/article.php?ModuleId=10005267