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Après la Seconde Guerre mondiale, les autorités militaires canadiennes ont aidé à réinstaller au pays une vague unique « d’immigrants préférés » qui venaient s’installer de façon permanente. Il s’agissait des épouses de guerre et de leurs enfants. Elles représentaient le plus important mouvement de migration contigu au Canada et, plus spécifiquement, du Quai 21. Les épouses de guerre sont arrivées au Canada à une époque où les portes du pays demeuraient généralement fermées aux immigrants, en partie à cause des conséquences économiques de la Grande Dépression.

En 1968, des membres libéraux du parti communiste tchécoslovaque ont entrepris de réformer le régime communiste de l'intérieur. Diverses parties de la population du pays étaient de plus en plus résistantes à l'idée participer à des organisations menées par des communistes. Le 5 janvier, Alexander Dubček, un réformiste slovaque, a remplacé Antonín Novotný à titre de premier secrétaire du parti communiste. Au mois d'avril, Alexander Dubček a annoncé un nouveau programme politique, « le socialisme à visage humain » (« socialismus s lidskou tváří »), qui a mis en œuvre des réformes, dont l'élimination de la censure de la presse, la restauration des droits civiques et individuels et la libéralisation de l'économie. La période pendant laquelle les réformistes communistes mettaient en œuvre leur propre forme de socialisme a été nommée le Printemps de Prague (Pražské jaro).

Les mennonites russes faisaient partie des premiers colons européens faisant de l'agriculture dans les Prairies canadiennes. Deux événements politiques distincts ont donné à ce mouvement un cadre crucial. En 1870, la Russie tsariste a renversé les garanties et les privilèges initialement accordés aux colons mennonites, puis, au cours de cette même année, le Canada a acheté la terre de Rupert et a commencé à chercher des colons pour coloniser ce territoire.[1] De nombreux mennonites ont commencé à songer à quitter la Russie à cause de ce qui s'y passait et des délégués sont allés visiter le Canada et les États-Unis pour évaluer les terres sur lesquelles il était possible de s'établir. Au final, environ 7 500 mennonites sont arrivés au Manitoba pendant les années 1870.[2] Ce déplacement vers le Manitoba se distingue par son ampleur, ainsi que par la création d'une relation formelle et directe avec le gouvernement fédéral. Cette condition préalable à l'installation a pris la forme d'une entente nommée le Privilegium.

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