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L’histoire de Shiv

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0:00-0:15 Je suis originaire de Mumbai, en Inde [inaudible]. Une ville très animée, très encombrée. Elle compte, je pense vingt millions d’habitants. Alors je suis venu ici pour étudier à l’Université Dalhousie à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Je suis arrivé en 2005.
0:16-0:30 IComme je voulais faire un MBA, j’ai décidé de présenter des demandes à des universités nord-américaines, soit au Canada et aux États-Unis. Je me considère chanceux d’être venu au Canada. C’était un accueil chaleureux. Il y a de bonnes possibilités : si l’on décide de rester et de donner une chance à l’endroit, on réussit bien.
0:31-0:56 J’étais au septième ciel. Je sautais partout dans la maison... je lisais toutes les brochures que l’université m’avait envoyées. Mon père y a jeté un coup d’œil... Il n’a pas dit grand-chose, mais un beau jour, il m’a demandé : « Tu veux vraiment aller au Canada? » J’ai dit oui. Il m’a dit : « Tu sais ce que c’est, moins quinze? » J’ai répondu, « Je ne sais pas et je m’en fiche. » Alors l’entente était : « Tu reviens en un seul morceau après le premier hiver, et je te laisserai retourner pour le deuxième semestre. »
0:56-1:14 Parce que je n’avais jamais vu de neige avant mon arrivée, et je me souviens, c’était Comptabilité 1, le premier examen de la première année du MBA, il avait neigé et comme tous les autres étudiants de la résidence savaient que je n’avais jamais vu de neige, ils étaient prêts avec leurs boules de neige lorsque je marchais vers la résidence. Ils m’ont vraiment bombardé. C’était très amusant.
1:16-1:37 La première différence était qu’il n’y avait pas de lampadaires à la sortie de l’aéroport, et je me suis dit soudainement : « Est-ce que je suis dans la jungle? Où suis-je? » C’était presque jusqu’au point où je me disais « Si ça ne marche pas, je serai fini lorsque je rentrerai à la maison. » Je ne pouvais pas appeler à la maison pour dire que ce n’était pas l’endroit où j’avais l’intention d’aller et que je ne pouvais pas rester pendant deux ans.
01:38-2:00 Alors, c’était la toute première chose qui m’a frappé. En sortant de l’aéroport, j’ai vu qu’il n’y avait pas de séparateurs, comme nous disons chez nous, parce que les rues sont tellement étroites. Et ici, il y a deux voies d’un côté et un seul trait qui sépare les voitures allant dans les deux directions, et je me suis dit : « Qu’est-ce qui se passe? Est-ce que vous n’allez pas avoir des collisions? Il y a seulement un trait sur la route. »
2:00-2:23 Ensuite... comme c’était la nuit, je n’ai pas vraiment vu grand-chose jusqu’à ce que j’arrive en ville, et alors ça m’a donné une impression de « OK, il y a une vie plus civilisée ici, il y a des bâtiments et des gens. » Ensuite, le lendemain, lorsque je me suis réveillé, je me suis dit : « OK. Ce n’est pas si mal. ». Par exemple, la verdure. Dans une ville comme Mumbai, il y a des taches de verdure, mais ici, il y en a beaucoup plus.
2:23-2:41 J’aime Halifax; j’ai un bon cercle social, par l’entremise du travail et en dehors du travail. J’aime vraiment le fait que nous puissions jouer au cricket toute l’année, à l’intérieur comme à l’extérieur. Maintenant, lorsque je retourne au pays, j’ai l’impression de me sentir mieux lorsque je reviens.
2:42-3:14 Et c’est important de conserver les histoires, parce que c’est comme ça qu’on apprend l’histoire de sa famille; par exemple, j’en sais un peu sur mes grands-parents et mes arrière-grands-parents, parce que mon père m’en a parlé. Il me l’a raconté. Culturellement, leur époque était différente; comme ils avaient une mémoire très photographique, ils se rappelaient de beaucoup de choses et pouvaient les raconter. Mais avec l’avancé technologique actuelle de notre génération, je ne me rappellerai peut-être pas de beaucoup de choses photographiquement; ceci sera une ressource utile. « Hé, vous savez, j’ai raconté mon histoire comme ça. »