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La route de l'immigration

Longueur 0:04:08

Transcription :
(Traduit d'anglais)

Je suis née et j’ai grandi en Chine. J’y ai travaillé et y ai pris ma retraite, mais il ne m’était jamais venu à l’esprit que j’habiterais au Canada un jour. Tout a changé à cause de ma fille. Elle a obtenu son diplôme d’une université célèbre de Beijing en 1996, puis elle a reçu une bourse de l’Université de Toronto pour poursuivre sa Maîtrise; donc elle nous a quittés.

Ma fille a décroché son premier emploi à Toronto en 2000, puis elle s’est mariée. Nous lui manquions et elle nous manquait. Un jour, elle a dit : « Maman, viens habiter avec moi! J’ai fait une demande de réunification familiale. » Ainsi, mon mari et moi avons atterri à Toronto en 2005. Après avoir été séparés pendant six ans, nous étions enthousiastes et extrêmement heureux quand nous nous sommes retrouvés. Je me souviens que ma fille est sortie de la maison en courant pour me serrer dans ses bras; les larmes coulaient sur nos joues.

Depuis notre arrivée, mon mari et moi restons à la maison, où nous cuisinons, nettoyons, faisons les courses et prenons soin de nos petites-filles. Je n’avais jamais eu la chance d’apprendre l’anglais auparavant. Lorsque je suis arrivée au Canada, je ne pouvais rien faire sans aide. Je ne pouvais pas prendre l’autobus, je ne pouvais pas faire les courses, je ne comprenais pas les émissions à la télé… Je me sentais emprisonnée dans la maison de ma fille. Je me sentais seule. Je savais que je devais faire quelque chose pour retrouver ma bonne humeur.

Je me suis inscrite à un cours d’anglais offert par le centre communautaire près de la maison. Je suis devenue une élève à l’âge de 65 ans. Maintenant, je peux me déplacer toute seule. J’étais très fière lorsque le maire, David Miller, a pris une photo avec moi. Je me suis sentie acceptée par la société canadienne.

Mon mari et moi sommes des adeptes de ping-pong. Nous jouons presque tous les jours. Je me suis fait beaucoup d’amis ici, et je ne me sens plus seule. Je crois aussi que je dois faire quelque chose pour la société. J’aime faire du bénévolat pour redonner à la communauté. Chaque printemps, nous plantons des arbres. En 2013, j’ai tricoté plusieurs foulards pour les personnes âgées habitant dans un centre de soins longue durée.

J’aide ma fille à prendre soin de ses deux filles : l’aînée a 12 ans et la cadette a 3 ans. Je suis heureuse d’avoir la chance de les voir grandir chaque jour. Je suis une personne âgée heureuse, ma famille est heureuse et j’aime le Canada.

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