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Liens de famille et appartenance -
La pierre d’âtre

par Dan Conlin, Conservateur

Transcription :

Je m’appelle Dan Conlin et je suis conservateur du Musée. Bienvenue à Liens de famille et appartenance au Musée canadien de l’immigration du Quai 21, présenté par la Banque Scotia.

Cette exposition a été produite par le Royal BC Museum de Victoria, en Colombie-Britannique. Elle étudie les différentes définitions de la famille, alors beaucoup des exemples de cette exposition présentent des familles immigrantes.

Dans ce cas-ci, nous parlons de trésors familiaux. Ce sont des objets précieux que l’on se transmet d’une génération à l’autre pour rappeler qui nous sommes et d’où nous venons. Il y a une Bible familiale classique, cette magnifique théière en cuivre emmenée en C.-B. par une famille française lorsqu’ils ont immigré dans les années 1860. Et cette sombre et mystérieuse pierre d’âtre irlandaise.

Elle appartenait à la famille McAdoo, qui a été forcée de quitter sa maison ancestrale à Donegal, en Irlande, en 1746. Avant de partir, ils ont taillé une partie de l’âtre qui se trouvait dans leur maison, et l’ont emportée pendant plusieurs générations. Elle est venue à Victoria, en Colombie-Britannique, en 1913, lorsqu’un des descendants, Lindhurst McAdoo, a immigré au Canada. Il a gardé la pierre, puis l’a donnée à des voisins, la famille Tolmie. Les Tolmie l’ont donnée à la province de la Colombie-Britannique en 1946.

Il y a beaucoup de choses que nous ne savons pas au sujet de cette pierre : pourquoi la famille McAdoo a été forcée de quitter sa demeure à Donegal en 1746, où la pierre a voyagé pendant ces longues années entre 1746 et son arrivée au Canada en 1913. Le Royal BC Museum et le Musée canadien de l’immigration du Quai 21 adoreraient entendre de quiconque peut nous donner plus d’information sur cette pierre.

Mais au-delà des détails spécifiques, elle en dit long déjà sur la famille. Le fait qu’une famille irlandaise ait traîné cette lourde pierre lors de plusieurs migrations pendant cent cinquante ans nous donne une impression très saisissante du pouvoir des ancêtres et de nos origines. Elle évoque aussi l’idée même de l’âtre. Le feu autour duquel une famille se réunit évoque une si puissante association avec le confort et la sécurité de l’âtre familial, et c’est là le cœur du foyer pour tant de demeures et de familles à travers le monde.