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Installations médicales du Quai 21

Le manuel utilisé par le personnel d'immigration des années 1950 indiquait que les exigences médicales et physiques de la Loi sur l'immigration existaient « pour la protection des résidents du Canada et pour veiller à ce que les personnes qui demandent à être admises ne deviennent pas des charges publiques… » Cette relation entre la santé publique et les contrôles médicaux des immigrants au Canada a de profondes racines historiques au Canada, notamment à Halifax, qui a subi plusieurs épidémies de choléra et des paniques liées à la migration au cours du XIXe siècle. En réponse aux risques de santé publique perçus, la direction de l'immigration exigeait des immigrants éventuels de passer les examens médicaux à l'étranger et à leur port d'entrée. Ces politiques ont été mises à jour régulièrement, ce qui a mené à des installations médicales des plus dynamiques dans l'histoire du Quai 21. Ceci a aussi influencé l’expérience personnelle et les pratiques du Quai 21, autant pour les immigrants que pour le personnel.

Medical Facilities at Pier 21

The manual used by immigration staff in the 1950s stated that medical and physical requirements of the Immigration Act were “[f]or the protection of residents of Canada, and to ensure that persons seeking admission do not become public charges…” This connection between public health and medical controls on immigrants in Canada has deep historical roots in Canada, notably in Halifax, which suffered several cholera outbreaks and scares connected with migration during the nineteenth century. In response to the perceived public health risks, the immigration branch required prospective immigrants to clear medical examinations overseas and at their port of entry. These policies were updated regularly, which led to the medical facilities being the most dynamic structures in historic Pier 21. This also influenced personal experience and practices at Pier 21, for immigrants and staff alike.

La déportation du Canada au cours de la Grande Dépression

« Les portes qui étaient autrefois grandes ouvertes ne sont maintenant que légèrement entrouvertes. Les pays qui autrefois se vantaient de leur attitude libérale envers les nouveaux arrivants – et plus particulièrement les pays de l’hémisphère ouest – sont désormais beaucoup plus stricts relativement à leurs exigences lorsqu’un étranger souhaite traverser leurs frontières afin de venir s’établir de façon permanente. »
– Harold Fields, The American Journal of International Law, 1932.

À la découverte des quartiers d’immigration du Quai 21

Le Quai 21 est bien connu comme point de réception de près d’un million d’immigrants à Halifax et comme lieu d’embarquement clé lors de la Seconde Guerre mondiale. Cependant, la plupart des gens qui sont passés par ces installations riveraines n’ont visité une des aires principales du site que si quelque chose clochait pendant leur examen. S’il survenait un problème au sujet de leur admissibilité, comme une entente d’embauche annulée ou une discordance entre les papiers qui devait être vérifiée, les demandeurs d’entrée pouvaient être retardés ou détenus. On les plaçait alors dans les quartiers d’immigration du Quai 21.

Deportation from Canada during the Great Depression

“The doors which once were opened wide are now but slightly ajar. The countries that boasted of their liberal attitudes toward new settlers – particularly the countries of the Western Hemisphere – are much more strict in their requirements today in permitting a foreigner to enter their boundaries for permanent settlement.”
– Harold Fields, The American Journal of International Law, 1932.

Exploring Pier 21’s Immigration Quarters

Pier 21 is best known as Halifax’s receiving station for almost one million immigrants to Canada, and as a key embarkation facility during the Second World War. However, most of the people who passed through the waterfront facility only saw one of the most important areas of the site if something went wrong during their examinations. If there was a problem with their admissibility—perhaps a job arrangement that fell through, or a discrepancy in papers that required a check—applicants for entry could be delayed and detained. They would then be placed in Pier 21’s immigration quarters.

La couleur à la frontière canadienne : les fermiers noirs américains

Au début du 20e siècle, les politiques canadiennes d’immigration excluaient délibérément les groupes jugés inaptes à l’intégration. En plus du dépistage habituel outremer, les autorités canadiennes prenaient souvent des mesures exceptionnelles afin d’empêcher ces immigrants « indésirables » de venir au Canada. Parmi ces mesures, on retrouve le dépistage rigoureux à l’étranger, la taxe d'entrée, et même des ententes diplomatiques de restriction de l'émigration à partir d’autres pays. Cependant, les autorités canadiennes se trouvaient confrontées à certaines circonstances qui rendaient politiquement difficile l’identification des indésirables. Par exemple, les sujets britanniques en provenance de l’Inde et des Indes occidentales pouvaient demander un statut juridique préférentiel au Canada, même s’ils étaient des cibles de choix pour l’exclusion fondée sur la « race ». Les autorités canadiennes ont réagi en imposant des contraintes indirectes dans ces cas particuliers, comme exiger que les immigrants en provenance de ces endroits aient davantage d’argent en leur possession, ou effectuent un trajet sans escale de leur pays d’origine vers le Canada. Avec ces politiques indirectes et ces mesures de dépistage, les autorités canadiennes ont établi un robuste régime d’exclusion préventive. Par contre, leurs efforts pour freiner l’arrivée d’immigrants noirs en provenance des États-Unis ont dépassé de loin tous ces exemples. Les autorités canadiennes d’immigration ont utilisé tout en leur pouvoir pour empêcher les candidats afro-américains d’immigrer au Canada au début du 20e siècle par l’application sélective de règlements, la tromperie, la corruption et d’autres méthodes douteuses.

The Colour Bar at the Canadian Border: Black American Farmers

Canada’s early twentieth-century immigration policies deliberately excluded groups thought unsuited for integration. Beyond ordinary screening overseas, Canadian officials often took extraordinary steps to prevent these “undesirable” immigrants from traveling to Canada. These included rigorous screening overseas, the head tax, and even diplomatic agreements to limit emigration from other countries. However, Canadian authorities encountered circumstances in which identifying undesirable immigrants as such was politically difficult. For example, British subjects from India or the West Indies could claim privileged legal status in Canada, despite being likely targets for exclusion based on “race.” Canadian authorities responded with indirect restrictions in these cases, requiring immigrants from these places to have more money in their possession, or make a continuous journey from their country of origin to Canada. Between indirect policies and screening measures, Canada’s authorities developed a robust regime of preventative exclusion. However, their efforts to forestall Black immigrants from the United States went well beyond these other examples. Canadian immigration officials used their authority to obstruct African-American applicants for immigration to Canada in the early twentieth century through the selective enforcement of regulations, deception, bribery, and other questionable methods.

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