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Arriver à Halifax Avant le Quai 21

Le port d’Halifax est grand, profond, et il ne gèle pas. C’est un centre de transport naturel, avec un accès riverain à l’intérieur des terres néo-écossaises, à proximité de routes efficaces pour les expéditions de l’Europe vers l’Amérique du Nord. Mais avant 1876, il n’y avait pas de lien par chemin de fer vers le reste du pays. Le port n’était donc pas particulièrement utile pour les services de passagers ou de marchandises en direction du reste du Canada.[1] D’autres ports, notamment le long du Saint-Laurent et dans les Grands Lacs, avaient des installations d’immigration qui remontaient aux années 1820. Ils étaient ainsi essentiels pour le transport océanique vers le Canada avant l’achèvement du chemin de fer vers Halifax.[2]

Cependant, dans l’intervalle de cinquante ans entre l’achèvement du chemin de fer et l’ouverture du Quai 21 en 1928, un grand nombre de personnes qui arrivaient à Halifax par la mer, à quelques exceptions près, sont venues au Quai 2, du côté nord d’Halifax. Avec le temps, il y a eu plusieurs installations différentes pour accueillir les immigrants au Quai 2, allant de simples adaptations d’un quai de marchandises à des quartiers spacieux et conçus sur mesure.

Arriving at Halifax Before Pier 21

Halifax harbour is large, deep, and ice-free. It is a natural transportation hub, with river access to inland Nova Scotia, and proximity to efficient shipping routes from Europe to North America. However, before 1876, there was no inland rail link, and so the port was not particularly useful for passenger or cargo service to the rest of Canada.[1] Other ports, notably along the St. Lawrence and in the Great Lakes, had immigration facilities dating back to the 1820s, and were critical to ocean transportation to Canada before the Halifax rail line was complete.[2]

However, in the fifty-year gap between the completion of the railway and the opening of Pier 21 in 1928, many people who arrived by sea in Halifax –with some exceptions—arrived by way of Pier 2 in Halifax’s North End. Over time, there were several quite different arrangements for immigrant reception at Pier 2, from simple adaptations at a cargo pier to spacious and purpose-built quarters.

Les mennonites et l'accueil canadien

Les mennonites russes faisaient partie des premiers colons européens faisant de l'agriculture dans les Prairies canadiennes. Deux événements politiques distincts ont donné à ce mouvement un cadre crucial. En 1870, la Russie tsariste a renversé les garanties et les privilèges initialement accordés aux colons mennonites, puis, au cours de cette même année, le Canada a acheté la terre de Rupert et a commencé à chercher des colons pour coloniser ce territoire.[1] De nombreux mennonites ont commencé à songer à quitter la Russie à cause de ce qui s'y passait et des délégués sont allés visiter le Canada et les États-Unis pour évaluer les terres sur lesquelles il était possible de s'établir. Au final, environ 7 500 mennonites sont arrivés au Manitoba pendant les années 1870.[2] Ce déplacement vers le Manitoba se distingue par son ampleur, ainsi que par la création d'une relation formelle et directe avec le gouvernement fédéral. Cette condition préalable à l'installation a pris la forme d'une entente nommée le Privilegium.

Mennonites and Canadian Accommodation

Some of the earliest European agricultural settlers in Canada’s Prairie West were Russian Mennonites. Two disparate political events provided a crucial framework for this movement. In 1870, Tsarist Russia overturned the guarantees and privileges originally granted to the Mennonite settlers, and in that same year, Canada purchased Rupert’s Land and began seeking group settlers to help colonize the territory.[1] The situation in Russia led many Mennonites to consider leaving Russia, and delegates visited both Canada and the United States to appraise the land available for settlement. As a result, about 7500 Mennonites arrived in Manitoba during the 1870s.[2] This movement to Manitoba is notable for scale and for its establishment of a formal and direct relationship with the federal government as a condition of settlement, an agreement called the Privilegium.

Le Canada et le MS St. Louis

L’exclusion par le gouvernement canadien des passagers du MS St. Louis révèle le climat public et officiel antisémite qui régnait au Canada dans les années 1930 et souligne les dures restrictions imposées par les politiques d’immigration canadiennes pendant la Grande Dépression.

Canada and MS St. Louis

The Canadian government’s exclusion of the passengers of MS St. Louis reveals the anti-Semitic public and official climate of Canada in the 1930s, and underscores the harsh restrictions of Canada’s Depression-era immigration policies.

C'est une drôle d'affaire : les groupes religieux indésirables et l'immigration canadienne après la Seconde Guerre mondiale

Pendant les années 1950 et 1960, les agents d'immigration canadiens voyaient les groupes religieux conservateurs, tout particulièrement les amish, comme des immigrants indésirables. L'historien Steven Schwinghamer examine comment ces immigrants ont été ciblés afin d'être sélectionnés de façon plus rigoureuse et souvent rejetés en raison des préjudices religieux.

“This is Ticklish Business”: Undesirable Religious Groups and Canadian Immigration after the Second World War

Through the 1950s and 1960s, Canadian immigration officials viewed conservative religious groups, and in particular the Amish, as undesirable immigrants. Historian Steven Schwinghamer examines how these immigrants were singled out for more rigorous screening, and likely refusal, based on religious prejudice.

Les Installations d’Immigration Canadienne à Victoria, C.-B.

L'histoire des installations d'immigration au port de Victoria, en Colombie-Britannique, s’étend depuis le milieu du XIXe siècle jusqu’à nos jours. Cependant, le rôle de Victoria a été marginalisé par l'émergence de Vancouver comme un port d'entrée important, dans les années 1920. Le développement, l'exploitation et la diminution des installations d'immigration de la ville reflétaient l'évolution des politiques et pratiques d'immigration. Tout d'abord, le rôle économique et social de Victoria en Colombie-Britannique et au Canada changeait considérablement, ce qui avait également modifié la nature et la portée de l'immigration de la ville. De plus, les intérêts de santé publique avaient souvent dépassé et parfois complètement repoussé la mise en œuvre de la politique civile d'immigration. Enfin, l'histoire de l'établissement de l'immigration de Victoria était le reflet des périodes de coopération et de conflit entre les gouvernements provincial et fédéral. En plus de faire la lumière sur le rôle de Victoria dans l'histoire de l'immigration, l'examen de ces trois facteurs fournit des informations utiles sur le développement des structures nationales d'immigration au début du Canada.

Canadian Immigration Facilities at Victoria, BC

The history of immigration facilities at the port of Victoria, British Columbia, extends from the mid-nineteenth century to the present. However, Victoria’s role was marginalized by the emergence of Vancouver as a key port of entry in the 1920s. The development, operation, and diminution of the city’s immigration facilities reflected changing immigration policies and practices. First, Victoria’s economic and social role in British Columbia and in Canada changed substantially, which also changed the nature and scope of immigration to the city. Second, public health interests often overwhelmed - and sometimes completely displaced - the implementation of civil immigration policy. Finally, Victoria’s immigration facility history reflects periods of cooperation and conflict between the provincial and federal governments. In addition to shedding light on Victoria’s role in immigration history, an examination of these three factors provides some useful information on the development of Canada’s early national immigration structures.

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