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Paix – L’exposition

Opposants américains à la guerre du Vietnam
Dick, Margot et Roger partagent leurs histoires

Une photo archivée en noir et blanc de jeunes gens portant des pancartes, marchant en signe de protestation.

Des manifestants contre la guerre du Vietnam à Toronto, 1970.
YBibliothèques de L’Université York, Archives et collections spéciales Clara Thomas, fonds Toronto Telegram, ASC00726.

Paix, violence et guerre ont été au centre de l’histoire de l’immigration au Canada. Plusieurs immigrants en sont venus à échapper à la violence causée par la guerre ou un conflit ou pour échapper au service militaire obligatoire.

Depuis 1965, les manifestations contre la guerre du Vietnam s’amplifient aux États-Unis, jusqu’à ce que la guerre cesse en 1975, le Canada est devenu un refuge pour les opposants américains à la guerre. Environ 30 000 à 40 000 opposants à la guerre, déserteurs et insoumis faisant face au service militaire obligatoire, ont pris la difficile décision de tout laisser derrière et de commencer une nouvelle vie en immigrant au Canada. Plusieurs s’y sont enracinés et ont fait du Canada leur lieu de résidence permanent.

Chaque opposant à la guerre qui est venu au Canada pendant la guerre du Vietnam avait ses raisons personnelles pour le faire et a fait face à des circonstances particulières entourant leur choix. Cela n’en était pas un facile à prendre sachant que, pour plusieurs, en rentrant à la maison, l’emprisonnement ou le service militaire obligatoire était toujours là. Pour quelques-uns, quitter ne voulait pas seulement dire être séparé de leur famille, mais également désavoué par eux. Pour d’autres, la décision était plus de se lancer dans une nouvelle aventure, avec l’espoir d’un avenir meilleur.

Dick Cotterill, Margot Overington et Roger Davies ont suivi un parcours unique au Canada. Depuis qu’ils se sont installés en Nouvelle-Écosse, leurs parcours se sont croisés, pas seulement à cause de leur passé commun comme opposants américains à la guerre et immigrants, mais à travers leur foi comme Quakers. Les trois ont fait du Canada leur patrie, ils ont redonné et façonné leurs communautés de façons spéciales.

Chacun a partagé avec nous son histoire personnelle d’immigration : Dick décrit la difficile décision de déserter; Margot partage son expérience hors du commun comme une des quelques femmes dans l’armée; et Roger réfléchit à l’impact que la vie au Canada a eu sur lui.

Dick Cotterill : ma difficile décision de déserter

« Je me sentais un devoir patriotique de servir mon pays et je me suis enrôlé dans le Corps de Marines des États-Unis pour quatre ans… Plus je rencontrais de Marines revenant du Vietnam plus devenait évident que cette guerre était une erreur, injuste et immorale. Finalement, je suis arrivé à la décision morale et éthique, que je ne devrais pas terminer mon enrôlement. »

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Margot Overington : mes premiers pas comme pacifiste

« J’étais parmi les 150 femmes sélectionnées pour intégrer l’armée des États-Unis, grâce à un programme destiné aux femmes de haut calibre pour entrer dans l’armée en appui à l’effort de guerre du Vietnam; 150 femmes, à la dernière année d’université. L’offre consistait en quatre semaines d’entrainement… Si cela vous plaît, joignez-vous à nous. J’ai obtenu mon diplôme de Clark University, le 2 juin 1968, et le jour suivant j’étais à bord d’un avion en route pour le Canada. »

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Roger Davies : ma vie bien vécue au Canada

« Parce que le Canada était là pour moi et qu’il m’a accepté, une partie de mon arrière-pensée était que je voulais donner ce que je pouvais, et je pense que de nombreux opposants à la guerre qui sont venus au Canada avaient le même genre de sentiments. »

Lire l’histoire de Roger >


Paix – L’exposition, une exposition itinérante réalisée par le Musée canadien de la guerre, est présentée au Musée canadien de l’immigration du Quai 21 du 16 mai au 19 octobre 2014. Visitez Paix pour en apprendre plus au sujet du Canada et de la guerre du Vietnam.