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Formé par la persévérance

Rédigé par Kevin Yip

Un policier en uniforme se tient à côté de sa voiture de police et pose pour la caméra.<br />

Le 10 décembre 2012 est un jour que je n’oublierai jamais, car ce matin-là, on m’a recruté comme gendarme de police auxiliaire. C’était mon objectif de longue date depuis mon arrivée au Canada en 1999 comme étudiant étranger.

Je me rappelle vraiment de mon arrivée au Canada comme si c’était hier. J’avais 15 ans et, comme de nombreux étudiants étrangers, je suis venu au Canada pour la qualité de l’éducation et la chance de vivre une bonne vie. Mes parents sont tous deux enseignants à Hong Kong, où je suis né, mais malheureusement, je ne réussissais pas bien à l’école là-bas. Au mois d’août 1999, je suis venu au Canada visiter mon oncle, et dès mon débarquement de l’avion je suis tombé amoureux de cette grande nation. J’ai tout de suite aimé l’air, l’environnement, les gens, la culture et l’ambiance animée de la ville; je n’en avais jamais fait l’expérience auparavant.

J’ai supplié mes parents de me laisser étudier ici. Je leur ai promis que je ferais de mon mieux pour y établir une bonne vie. En voyant que je m’engageais sérieusement dans quelque chose pour la première fois de ma vie, mes parents ont décidé de me laisser tenter ma chance. Qui l’eût cru? J’ai tenu ma promesse pendant les treize années suivantes, visant l’excellence dans de nombreux domaines. J’ai établi ma vie ici : ma première école secondaire anglophone, mon premier amour, mes premières années universitaires, et mon premier baccalauréat.

Puis, la réalité m’a rattrapé. Je devais partir, car mon statut temporaire comme étudiant venait à échéance. À ce moment-là, je n’avais jamais été aussi sûr de ma détermination de rester. Je voulais suivre mon rêve ici (être agent de police) dans mon nouveau chez-moi. Je ne suis pas né dans une famille riche, alors je ne pouvais pas immigrer comme membre de la classe des affaires, mais je savais que si je travaillais assez fort, je trouverais moyen de naviguer le processus d’immigration. C’est ce que j’ai fait. J’ai passé deux ans à me qualifier en vue de demander le statut de résident permanent. Le processus a été rempli de hauts et de bas et de difficultés, mais je n’ai jamais abandonné, car je savais que le jeu en vaudrait un jour la chandelle.

En 2009, j’ai reçu mon statut de résident permanent. J’ai ensuite passé les trois années suivantes à patienter pour demander la citoyenneté canadienne. Ce processus-là, aussi, a eu des hauts et des bas.

C’est au mois de juillet 2012 qu’a eu lieu ma cérémonie de citoyenneté. J’ai finalement pu me déclarer fièrement canadien, après treize ans. Puis, finalement, au mois de décembre 2012, je suis devenu gendarme de police auxiliaire.

Pour de nombreux Canadiens qui sont nés ici, mon histoire peut sembler plutôt banale. Mais si vous lisez ceci, et que vous êtes actuellement en instance d’immigration, je suis certain que vous comprendrez mon espoir d’avoir une vie meilleure et de faire partie de cette grande nation. Je sais que parfois, vous vous demanderez pourquoi vous vous démenez ainsi, mais laissez-moi vous rassurer que le jour où vous recevrez votre citoyenneté, toutes ces difficultés en auront valu la peine. Lorsque vous serez sur le point d’abandonner, essayez de vous rappeler toutes les bonnes choses qui vous ont fait tomber en amour avec ce pays, car je sais que c’est ce qui m’a aidé. Je vous le dis d’expérience : le Canada est vraiment le pays où vos efforts vous permettront de bien vivre.

Un policier en uniforme parle à deux femmes à côté du mur d’honneur de Sobey.