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Chercher un foyer, trouver la paix

Plan rapproché d’une jeune femme portant un foulard.

Mayse

« Pour moi, la paix consiste en l’absence de gestes de violence contre les groupes ethniques ou les genres. C’est être en mesure de tracer mon propre chemin de vie; mes parents ont vu des centaines de leurs projets fracassés pour des raisons qui échappaient à leur contrôle (guerre, sanctions économiques, discrimination ethnique, etc.) C’est voir le soleil se déplacer dans le ciel sans redouter l’heure du couvre-feu. C’est pouvoir compter sur un gouvernement obligé de travailler pour le mieux-être de ses citoyens. C’est la diversité, la responsabilité et l’égalité. Ce sont les passants qui offrent ce chaleureux sourire néo-écossais aux étrangers. C’est cette sensation qui nous envahit en aidant des gens dans le besoin. C’est voir ma famille libre de stress, mais comblée de plaisir et de joie en pensant à demain. »

- Mayse Al-Haboobi

L’histoire de Mayse Al-Haboobi

Née en 1992 pendant les sanctions économiques touchant l’Irak, Mayse Al-Haboobi connaît trop bien la réalité des gens qui vivent dans un monde de conflit et de pauvreté. Les difficultés de la guerre ont été éminentes pour Mayse et sa famille. Les fonds gouvernementaux étaient utilisés à financer la guerre, ce qui provoquait du chômage et des mises à pied d’employés municipaux, dont son père qui était fonctionnaire à la ville. En tant que jeune chef de famille et ancien ingénieur municipal détenteur d’une maîtrise, il se sentait tellement désespéré et impuissant, qu’il ne pouvait plus voir un avenir meilleur pour ses enfants.

Alors que la violence montait en Irak, il semblait que personne, pas même les personnes en deuil, les pèlerins, les journalistes ni même les enfants n’étaient désormais en sécurité. Quant à la famille Al-Haboobi, cette réalité était très familière car ils avaient perdu des parents et des membres de leur famille, et certains amis étaient forcés de quitter leur maison sous la menace d’extrémistes déterminés à détruire les maisons où ils habitaient. « Quelle tristesse que de réaliser que les personnes qui vous sont chères pourraient ne pas survivre jusqu’au lendemain, » dit Mayse.

Il devenait de plus en plus évident que les Al-Haboobi ne pourraient plus offrir la vie paisible qu’ils souhaitaient à leurs enfants. Bien que conscients de l’importance de l’éducation, leurs conditions de vie étaient devenues si difficiles que les parents de Mayse songèrent à retirer leurs enfants de l’école afin de mieux les protéger. C’en était trop et c’est ce qui les a décidés à entreprendre le processus d’immigration.

Parce qu’ils avaient de la famille et des amis au Canada, ils savaient qu’ils viendraient y vivre dans un pays sûr et paisible. Ses parents étaient fascinés par la Charte canadienne des droits et libertés ainsi que par la promesse de pouvoir pratiquer leurs croyances et leur culture tout en travaillant librement. Mayse se rappelle le jour où son père préparait leur demande d’immigration en lui disant : « Tout ce que je fais maintenant, je le fais pour toi et tes frères; un jour, vous raconterez notre histoire d’immigration à mes petits-enfants. Quand ce jour viendra, je vivrai dans un endroit sûr, accueillant et paisible. »

Aujourd’hui, à l’âge de 22 ans, Mayse est fière de vivre à Halifax. Elle pense à ses premiers jours dans cette ville et au fait qu’elle l’a toujours aimée depuis. « Je me souviens que tout était si beau et excitant pour nous, même la première fois où nous avons mangé chez Tim Hortons ! J’ai mangé une vanille française ! », se rappelle Mayse.

Dès leurs premières semaines ici, il devenait évident que leur choix d’immigrer au Canada leur offrirait un avenir rempli d’excitation et de possibilités. En marchant le long de la rive de Halifax, la famille bavardait librement et avec confiance de ses espoirs et ambitions pour l’avenir, parce qu’elle savait que leur avenir au Canada serait prometteur. En laissant la guerre derrière elle, Mayse a été en mesure de se forger une nouvelle vie.

En mai 2013, Nawaf, le frère aîné de Mayse, a obtenu un baccalauréat en génie civil de l’Université Dalhousie. Cette année, Mayse et son frère Mustafa ont tous deux complété leur baccalauréat en génie chimique à l’Université Dalhousie. Son père a obtenu sa licence d’ingénieur de l’Association des ingénieurs de la Nouvelle-Écosse et sa mère a récemment entrepris des études aux Immigrant Services Association of Nova Scotia ISANS (anciennement connu sous le nom Immigrant Settlement & Integration Services) afin de perfectionner ses compétences en anglais.

Alors que Mayse se prépare à devenir citoyenne canadienne, elle est confiante d’avoir trouvé un foyer. Elle sent que le Canada est un pays qui représente la tolérance, la diversité et l’égalité et elle souhaite qu’en partageant son histoire, d’autres pays ravagés par les conflits chériront et célébreront un jour la diversité.