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100 histoires pour inspirer - Bienvenue à l’expérience des Contributions du Musée

Une expérience réjouissante et inspirante, qui révèle comment la diversité et l’immigration font autant partie de l’identité culturelle canadienne que le sirop d’érable... Ce mois-ci, le Musée dévoile sa nouvelle attraction, l’expérience filmique multimédia Contributions! Après plusieurs mois de rénovations, le public pourra enfin faire l’expérience de cette toute nouvelle installation (de 9 pieds de hauteur). Un film immersif de 10 minutes qui présente les réalisations et les contributions de plus de 100 immigrants et immigrantes remarquables venus au Canada.

Pour complémenter l’installation physique, le thème des contributions sera davantage exploré à l’aide d’une nouvelle expérience numérique. À venir bientôt sur le site Web du Quai 21, cette base de données en ligne offre une autre façon d’explorer les vies de 41 immigrants et immigrantes qui ont contribué au Canada dans leurs domaines respectifs. Voici un petit aperçu de deux de ces personnes remarquables...


Photo de Karim Hakimi / Hakimoptical.ca

Ça a commencé en Iran, avec un petit garçon qui polissait des fenêtres brisées pour en faire des lunettes et des loupes. Après le départ de son père, Karim Hakimi, 5 ans, avait pour seul objectif d’aider sa famille financièrement. Armé d’une éthique de travail incroyable, il travaillait de l’aube au crépuscule. « Le pire, c’était l’été, parce que le soleil ne se couchait jamais. J’étais si maigre qu’on aurait pu jouer de la guitare sur mes côtes. C’est pour ça que, pour le reste de mes jours, j’ai toujours adoré la nourriture. »[1] Cette première incursion dans le monde du travail a permis à Karim de comprendre les techniques et l’équipement nécessaires à un opticien, une connaissance qui l’a conduit à fonder l’un des principaux fournisseurs de lunettes au Canada, Hakim Optical.


Photo de Karim Hakimi / Hakimoptical.ca

Karim a convaincu son employeur de lui permettre de vendre des lunettes pendant ses jours de congé. « Je vendais des paires de lunettes de lecture à 25 sous, et je voyais que certaines personnes en achetaient deux, alors j’encourageais tout le monde à en acheter deux, parce qu’ils en auraient une autre paire s’ils perdaient la première. J’ai rapidement saisi l’art de la vente, en vendant plus d’une paire par acheteur . »[2] Curieusement, c’est ainsi qu’a débuté un plan de vente qu’Hakim Optical utilise encore aujourd’hui. À 19 ans, séduit par un salaire stable et un amour profond pour l’océan, Karim s’engage dans la marine iranienne. À l’issue de son service, il obtient un passeport qui lui permet de vivre en Allemagne, puis en Suisse où, fort de son expérience antérieure, il travaille dans des usines de fabrication de lentilles. « Lorsque j’ai commencé, ils ne savaient pas quoi faire de moi, a-t-il déclaré à Yorkregion.com lors d’une récente entrevue, soulignant les barrières linguistiques et culturelles auxquelles il a été confronté. Quand je suis parti, trois ans plus tard, ils ne savaient pas quoi faire sans moi. »[3] Il a écrit une lettre demandant d’immigrer aux États-Unis, au Canada ou en Australie. Le Canada a été le premier pays à répondre. Une fois au Canada, il a commencé à bâtir son empire en ouvrant son premier commerce d’optique en gros en 1967. Aujourd’hui, Hakim Optical compte plus de 160 établissements, avec plus de 300 employés.


Carmen Aguirre

La famille de Carmen Aguirre est également venue au Canada à la recherche d’une nouvelle vie, bien qu’elle ait vécu une expérience très différente de celle de Karim, car ils étaient réfugiés politiques. Elle décrit l’expérience des réfugiés en disant : « Les réfugiés sont indésirables dans leurs pays et bien souvent, ils ne sont pas les bienvenus dans leurs nouveaux pays. Ils n’ont pas choisi de quitter leurs pays. Ils ne sont pas là pour se réinventer et se concentrent souvent sur un retour triomphal dans leurs pays. » Carmen est arrivée du Chili au Canada à l’âge de six ans avec ses parents. Ils étaient partisans d’Allende et se sont exilés après le violent coup d’état de Pinochet. Elle est rentrée au Chili pendant un certain temps et a passé une grande partie de son adolescence à se battre avec la résistance chilienne, à travailler avec le réseau clandestin chilien et à aider les résistants à se mettre en sécurité. Elle a donné une voix à son expérience en devenant une éminente dramaturge, une organisatrice de théâtre, une auteure et actrice.


Rupi Kaur
Photo gracieuseté de Wikimedia Commons

Les histoires de Karim Hakimi et de Carmen Aguirre, ainsi que celles de Tobias Lutke (fondateur de Shopify), de Cornelius Nyungura (chanteur/compositeur), d’Ernie Coombs (Mr. Dressup) et de Raupi Kaur (célèbre pour ses livres milk and honey et the sun and all her flowers), ne sont que quelques-unes des histoires recensées dans la nouvelle expérience Contributions du Musée. Plus de 100 histoires pour éclairer, inspirer et provoquer une réflexion profonde sur le Canada tel que nous le connaissons aujourd’hui. Restez à l’affût, car nous attendons avec impatience la réouverture du Musée le 7 avril et l’expérience Contributions en ligne qui sera disponible à la fin du printemps.


Tobias Lutke
Photo gracieuseté de Wikimedia Commons


  1. Palamarchuk, Andrew. From Rags to Riches: the Story of Hakim Optical Founder Karim Hakimi. Toronto.com, 30 juillet 2017. https://www.toronto.com/news-story/7460644-from-rags-to-riches-the-story-of-hakim-optical-founder-karim-hakimi/.
  2. “Hakim: A Vision of Success.” OMNI Ontario English. Consulté le 26 mars 2021. https://www.omnitv.ca/on/en/videos/2253036402001/.
  3. Palamarchuk, Andrew. From Rags to Riches: the Story of Hakim Optical Founder Karim Hakimi. Toronto.com, 30 juillet 2017. https://www.toronto.com/news-story/7460644-from-rags-to-riches-the-story-of-hakim-optical-founder-karim-hakimi/.

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