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Les frères Guglietti partagent l'histoire de la réussite de leur père, Giovanni, et son voyage vers le Canada

Giovanni Guglietti avait 16 ans lorsqu'il a quitté sa maison à Sora, en Italie, pour venir au Canada. Parce qu'il vivait dans un pays dévasté par la guerre, Giovanni a compris très tôt que lui et ses frères et sœurs auraient peu d'opportunités s'ils restaient dans leur pays d'origine. Il a convaincu son père d'immigrer au Canada. Giovanni a suivi peu après, laissant derrière sa mère et ses quatre frères et sœurs. C'était le sacrifice qu'il a fait afin de bâtir un avenir meilleur pour sa famille.

C'est pourquoi en 1952, Giovanni est arrivé au Quai 21, seul et sans le sou, ignorant qu'à son arrivée il aurait à acheter un billet de train pour se rendre à Toronto.

« Je n'avais pas de quoi payer le tarif. Il y avait un prêtre là-bas, et je crois qu'il a pris pitié de moi. Je ne parlais pas anglais. Je ne savais rien. Et il m'a donné dix dollars. Il a payé le tarif. Le billet coûtait huit dollars, pour aller de Halifax à Toronto. J'ai donc pu monter à bord du train. »

(Le video qui suit est disponible en anglais. La transcription en français ci-dessous a été traduite de l’anglais.)

(Transcription)

À Toronto, Giovanni a eu plusieurs premiers emplois : pelleter de la neige, travaux de ciment et maçonnerie. Sa première percée est venue lors d'un emploi dans une cour à bois. Son éthique de travail a été reconnue par le propriétaire de l'entreprise, qui lui a éventuellement offert un partenariat dans l'entreprise. Au long du chemin, il a rencontré d'autres personnes qui partageaient sa vision, et l'entreprise a flori. Avec le temps, elle a commencé à produire du bois pour la construction de maisons résidentielles et d'édifices commerciaux industriels.

Giovanni a épousé l'amour de sa vie, Concetta, et a eu quatre garçons : Silvio, Riccardo, Marco et Johnny – et de nombreux petits-enfants. Il n'a jamais oublié ses humbles débuts. Comme l'expliquent ses enfants :

« Nos parents n'ont jamais oublié leurs racines et se sont toujours souvenus qu'ils n'auraient jamais réussi sans les opportunités offertes par le Canada. Ils croyaient que leur première leçon, c'est que la réussite ne survient que par l'effort soutenu. C'est parce que nous nous rappelons nos racines et nos humbles débuts que nous cherchons toujours à nous dépasser et à trouver de nouvelles opportunités. »

Lorsqu'on leur demande ce que cela signifie que d'avoir un musée national dont le mandat est de collecter, partager et souligner les histoires comme les leurs, les enfants de Giovanni et Concetta affirment que :

« Le Canada est une terre d'immigrants. Ce pays offre de nombreuses opportunités aux immigrants afin qu'ils rayonnent et réalisent leurs rêves. Nous pensons qu'il est important de partager ces histoires, car sans l'occasion qu'il a eue de recommencer à neuf ici, notre père n'aurait pas pu accomplir tout ce qu'il a accompli aujourd'hui... Les générations futures doivent savoir qu'en dépit des difficultés qu'ils ont vécues, leurs ancêtres ont néanmoins cru en leurs rêves et les ont réalisés ».

Les histoires comme celle de Giovanni sont importantes pour la mémoire collective. Ce sont les histoires qui ont façonné notre nation. Elles font partie de notre patrimoine collectif.