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Fier père de famille, Mouctar Amadou a surmonté plusieurs obstacles, mais amène avec lui une culture et des expériences de vie qu’il transmet à sa famille, ses amis ainsi que ses élèves. Depuis quelques années, il enseigne le français langue seconde à Riverview Middle School et est un résident de Moncton, Nouveau-Brunswick.

« Aujourd’hui, je vis le rêve canadien, » dit Mouctar. «  Je suis père de deux merveilleux enfants Samia et Malik et époux de la femme la plus compréhensible au monde. Je travaille dans un secteur qui me passionne et je m’implique autant que je peux. »

Ce rêve qui est maintenant réalité pour le jeune Africain n’a pas toujours été le cas. Il y a une quinzaine d’années, Mouctar a quitté son village de Niamey, Niger qui est affecté par la pauvreté. Passionné par le volley-ball, il avait eu la chance de voyager un peu avec son équipe. Alors il a décidé de venir s’établir au Canada.

« Ma famille était pauvre, » nous partage Mouctar, « nous étions sept enfants à partager une chambre à lit de 10 pieds carrés. »  Il se souvient d’avoir eu besoin de déménager presque tous les deux ans parce que ses parents ne pouvaient pas se permettre de payer le loyer. Mais même si les gens étaient pauvres, le sens de communauté était très présent à Niamey. Ces valeurs et ce sens de communauté sont toujours très présents chez Mouctar.

Lors de son arrivée au Canada, Mouctar s’est installé à Ottawa en Ontario. Comme nouvel arrivant, il a dû faire face à plusieurs obstacles tout en s’intégrant à sa nouvelle communauté. L’une des premières barrières dont il a dû faire face fut celle de la langue. N’étant pas capable de communiqué en anglais, se trouver un emploi était difficile.

« Il m’a donc fallu suivre des cours en anglais et ensuite j’ai pris tous les petites jobs que je pouvais pour faire subvenir à mes besoins. » Mais avec l’obstacle de la langue et son expérience de travail, il a dû prendre plusieurs emplois à un niveau moins payant. Mouctar était diplômé en éducation physique au Niger, mais malheureusement ce n’était pas reconnu au Canada.

Un couple avec leurs enfants debout à côté de l’arbre de Noël.

Mouctar et sa famille

Il y a une dizaine d’années, lorsqu’il a rencontré sa conjointe, Vicki, qui est originaire du Nouveau-Brunswick, ils se sont installés à Moncton. À ce temps, il travaillait encore à un emploi dont le salaire ne leur permettait pas de vivre convenablement. Venant d’accoucher de leur fille, Samia, Mouctar a décidé de retourner aux études afin de compléter son Baccalauréat en Éducation à l’Université de Moncton. Nouveau diplômé, il a dû faire ses preuves avant d’occuper un poste permanent d’enseignement.

Même si, selon Mouctar, il vit le « rêve Canadien », cela n’est pas toujours facile. Ayant un bon emploi, une femme qu’il aime et deux merveilleux enfants, il se sent quand même parfois loin de sa famille qui est encore au Niger.

« Il m’a fallu attendre neuf ans avant de revoir les membres de ma famille, » nous raconte Mouctar. « Il est difficile de garder le contact avec tout le monde et malheureusement beaucoup de choses se passent après que l’on soit parti de son pays d’origine. »

Au mois de décembre dernier, M. Amadou, le père de Mouctar a rendu visite à son fils, sa belle-fille et ses petits-enfants. Âgée de dix et six ans, Samia et Malik n’avaient jamais eu l’occasion de rencontrer leurs grands-parents paternels. Alors, quand l’occasion c’est présenté, Mouctar et Vicki ont sauté sur la chance de faire venir M. Amadou.

« C’était une rencontre très émotionnelle pour nous, car ma mère venait juste de perdre la vie après une longue bataille avec le cancer. Le fait que mes enfants aient la chance de rencontrer mon père aiderait mes enfants en termes d’identité,» nous dit Mouctar. « Il est très important que mes enfants aient des liens avec les membres de ma famille même si la distance nous sépare. »

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