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Canada....est le plus cool

Plusieurs jeunes garçons sautent dans une piscine à bord d’un navire.

Photographie de passagers se rafraîchissant à bord du TSS Olympia en juillet 1957.

Crédit : Musée canadien de l’immigration du Quai 21 [DI2015.425.5]

Parmi les pays du monde, on peut dire que le Canada est le plus cool...

Il y a un dicton au Canada qui dit que si vous n’aimez pas la météo, il suffit d’attendre cinq minutes. Nous sommes une nation qui porte des tuques et qui est folle de hockey. Notre pays est connu pour son climat froid et sa capacité unique à endurer des montagnes de neige (un vrai stéréotype). Nous grattons les vitres de nos voitures, nous pelletons nos entrées, nous comprenons l’importance de mettre des chaînes sur nos pneus et nous envoyons nos enfants à l’école en pantalon de neige. Les témoignages de nouveaux arrivants qui découvrent nos (parfois) cruels mois d’hiver foisonnent dans la collection du Musée.

Un homme et une femme qui sourient à la caméra.

Dre Lalita Malhotra

Dans la saison 2 D’innombrables voyages, le balado du Musée, la Dre Lalita Malhotra, première femme immigrée de couleur à ouvrir un cabinet médical à Prince Albert, décrit ce qu’elle a ressenti en arrivant en Saskatchewan : « Eh bien, nous sommes arrivés en été, en fait. À cette époque, vous ne pourriez jamais imaginer à quel point il peut faire froid, parce que les étés étaient magnifiques. Il faisait 30 degrés Celsius quand nous sommes arrivés. Puis l’hiver est arrivé. Et on ne peut pas s’imaginer qu’il fait moins 40 degrés dehors... Une amie m’a dit : « OK, je t’emmène prendre un café. » Je portais seulement un sari. Elle a attendu un moment. Puis elle a dit : « Sais-tu à quel point il fait froid dehors? » Et j’ai dit : « Il fait beau dehors. » Et elle m’a dit : « Va te changer. Mets un pantalon. » (rires) « Je ne t’emmène pas avec un sari seulement! » Mais vous ne pourriez jamais imaginer aller de 30 degrés à moins 40. C’était tellement imprévisible. »

On ne peut qu’imaginer le choc que doit provoquer notre climat, non seulement en matière de froid, mais aussi en matière de chaleur. Malgré ce que les stéréotypes voudraient vous faire croire, le Canada ne laisse pas non plus sa place, côté canicule. Lorsque Zeana Issa est arrivée au Canada en 1997 en provenance de Jordanie, elle se souvient que « Le temps était très agréable, ce qui était surprenant. C’était le mois de juillet! »

Cinq jeunes femmes sont assises sur le pont d’un navire.

Épouses de guerre profitant du beau temps à bord du HMS Letitia, août 1946.

En 2014, alors que Betty Ryckman était en Angleterre et qu’elle fouillait dans les effets de son père après son décès, elle est tombée sur un paquet de lettres qui avait un air familier. Il s’agissait des lettres qu’elle avait écrites à sa famille plus de 50 ans plus tôt, décrivant son voyage au Canada en tant qu’épouse de guerre âgée de 21 ans, avec une petite fille de 5 mois nommée Linda. Selon Betty, « nous ne sommes plus très nombreuses. » C’est pourquoi elle a proposé de partager ces souvenirs avec le Musée. Elle y décrit la traversée de l’Atlantique : « La vie sur les vagues de l’océan empire. Ce matin, nous avons ouvert les hublots et pris une douche. Les vagues s’y engouffraient, et pourtant nous sommes sur le pont supérieur. Cet après-midi cependant, les choses se sont calmées. Nous entrons dans la ceinture météorologique canadienne. Le vent reste fort, mais c’est comme une machine à sécher les cheveux tellement il fait chaud. C’est difficile de l’imaginer. Et il n’y a toujours pas de soleil. Je n’en ai pas vu un seul signe depuis que nous avons quitté l’Angleterre... Nous sommes arrivées dans une vague de chaleur canadienne. Et quelle vague de chaleur! Elle m’a même réveillée la nuit, tellement il faisait chaud. Pourtant, vous le savez bien, ça n’est pas chose facile à faire. Linda a eu une éruption cutanée derrière les oreilles et sur le ventre en raison de la chaleur, mais le médecin dit qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. 99 % des bébés en ont. » Dans ses lettres, Betty parle de ce qui se passera à leur arrivée au Quai 21. Elle termine en disant : « Ils jouent vraiment "Here Comes the Bride" quand nous descendons la passerelle. Je pensais que c’était une blague, mais c’est vrai. » À son arrivée à London, en Ontario, Betty décrit le beau temps et la nouvelle culture à laquelle elle est ravie de participer : « Hier soir, j’ai déshabillé Linda, je l’ai mise dans son siège à l’arrière de la voiture et j’ai fait le tour de London. C’est un endroit merveilleux, comme un centre de vacances de haut calibre. La nuit, tout est illuminé par des enseignes au néon et des lumières pour les publicités, comme un pays de conte de fées. Nous nous sommes arrêtés dans une pharmacie sur le chemin du retour pour un "hot dog". Tard dans la nuit, les jeunes s’assoient sur des tabourets hauts pour boire des boissons glacées et jouer du jukebox, comme dans les films américains. J’en savoure chaque instant. »

Les hivers canadiens ne sont pas tous mauvais, certains étant plus doux que d’autres. Le fils de Martin Seagull décrit comment son père est venu de Pologne à bord du navire américain de la Baltique, l’Estonia, en 1926. Martin allait vers Winnipeg, au Manitoba, comme ouvrier agricole. Pendant qu’il voyageait en train vers Montréal, il a entamé une conversation avec un monsieur qui lui a dit à quel point le Manitoba était très froid et que les hivers y étaient brutaux. En entendant cela, il a sauté dans un train pour le sud de l’Ontario qui l’a conduit aussi loin que possible vers le sud, pour finir à Windsor, en Ontario, où il s’est installé et où il a plus tard amené sa femme et ses trois jeunes fils.

Qu’ils soient nouveaux arrivants ou résidents de longue date, les Canadiens restent prêts à affronter les systèmes météorologiques les plus variés de la planète, qu’ils soient armés de pelles, de parapluies ou de crème solaire.

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