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Bonjour le monde

(Désolé, il s’est avéré impossible pour moi d’amorcer ce blogue par une autre formule).

J’attends beaucoup de ce blogue; j’adore mon travail et je crois que ce que je découvre en faisant de la recherche est très intéressant. Certes, j’aime aussi beaucoup les microfilms et je suis d’avis que les piles de vieux documents sont impressionnantes; aussi ne suis-je pas la meilleure référence pour déterminer ce qui est vraiment plaisant…

Il y a une vingtaine d’années, un historien du nom de David Kyvig a dit que « tous les historiens sont responsables de l’histoire collective » [1] . Ce blogue est une modeste tentative de partager une partie du travail que nous poursuivons en recherche dans le domaine public à ce musée. Ce musée étant une institution publique, notre travail et nos résultats appartiennent entièrement à la population. Assurons-nous donc que ces derniers soient accessibles!

J’aimerais élaborer sur deux aspects de mon travail dans ce blogue: le premier étant ce qu’est le blé à moudre, c’est à dire la matière que trouve sur sa route de chercheur un historien de l’immigration.Pourquoi celle-ci est-elle importante ? Le second, cependant, est plus vaste: je voudrais réfléchir à propos des méthodes et approches qu’adoptent les historiens à l’égard de ces sources. J’espère qu’une combinaison de ces deux éléments saura aider les gens à se familiariser avec le travail quenous faisons au Musée – pas seulement à l’endroit de nos découvertes, mais aussi à ce que nous en déduisons, et ce, pour quelles raisons.

Ce blogue ne sera pas seulement un journal de recherche ni une méthode exposant les étapes du processus de recherche historique. Je souhaite néanmoins expliquer un peu de ce processus au fil de mes propos. Après tout, peu importe l’endroit où nous pratiquons, nous, historiens, suivons en général un ensemble comparable (et simple) de principes qui garantissent l’intégrité de notre regard sur le passé. La façon dont nous envisageons le passé est un sujet aussi important à discuter publiquement que les résultats que nous obtenons.

L’une des habitudes des historiens en examinant le passé est d’y chercher des ruptures et de la continuité, d’écouter les voix, mais aussi les silences. À cet égard, le sujet de ma prochaine publication, la vieille Île de la quarantaine du Port d’Halifax, est fort intéressant.


  1. David Kyvig,« Public or Perish : Thoughts on Historians’ Responsibilities »,(« Publier ou mourir : réflexions sur la responsabilité des historiens »)The Public Historian, 13, 4: 13.