Skip to the main content

À plus l'école; allô la culture ! Activités culturelles du congé de mars

Les activités culturelles sont centrales à mon travail comme gestionnaire des programmes publics du Musée canadien de l'immigration du Quai 21 et elles ont un double rôle intéressant. Elles sont à la fois un moyen de nouer (ou de renouer) avec notre patrimoine, et elles permettent de trouver des points communs avec une culture bien différente de la sienne, qu'il s'agisse d'apprendre le tagalog, de faire des empanadas à partir de zéro, ou de découvrir la danse ronde traditionnelle du peuple Mi'kmaw. Les activités culturelles organisées dans sa propre municipalité peuvent non seulement créer une compréhension des nombreuses cultures du monde, mais nous rappellent également que le Canada est un pays mondial et que toutes ces cultures y coexistent.

Le congé de mars est l'occasion parfaite pour participer à un grand éventail d'activités. Ce que le Musée prépare me remplit de fierté et d'enthousiasme. J'ai également le sentiment de replonger en enfance, au plaisir et à l'émerveillement que j'ai ressentis en découvrant des coutumes et traditions qui m'étaient jusqu'alors inconnues.

Comme bien des gens, je n'ai pas eu l'occasion de voyager à l'extérieur du Canada pendant mon enfance, alors je vois certainement l'attrait de faire participer les enfants et les jeunes à des occasions d'apprentissage multiculturel près de chez soi. Ce n'est pas parce qu'on n'a pas les moyens de parcourir le globe à la recherche d'expériences culturelles qu'il est impossible de participer à des activités intéressantes et pleines de sens qui permettent de rassasier notre soif pour le vaste monde.

Je me souviens, par exemple, que pendant le congé de mars en quatrième année, j'ai participé à une célébration culturelle organisée par des enseignants acadiens du coin. Nous y avons appris une danse, que nous avons répétée pendant des semaines avant l'événement, et nous avons pour l'occasion aidé à préparer une tarte au beurre d'érable. Je me souviens encore du plaisir de partager cette tarte, les secrets du peuple acadien, et des airs vifs des violons.

Je me souviens également d'une expérience mémorable où la mère d'un de mes camarades de classe m'a appris des mots et des phrases en japonais lors d'un anniversaire en mars 1988. Je me souviens encore de mon ébahissement face aux sons si différents du japonais en comparaison avec l'anglais ou le français, qui étaient les seules langues que je connaissais bien. Elle nous a également enseigné un peu au sujet de la culture japonaise, de l'art des bonsaïs et du théâtre kabuki à l'histoire des samouraïs.

Pendant le congé de mars de ma dixième année, j'ai renoué avec mon propre patrimoine écossais, irlandais et anglais en apprenant à jouer du tinwhistle, un art que je maintiens à ce jour (au grand désarroi de ma famille). J'avais soif de faire davantage partie de mon groupe culturel. Je m'exprimais par le lilting, la musique de mes ancêtres. Nous avons tous cette soif en nous, et d'ailleurs...

À Halifax, nous avons coutume d'explorer d'autres cultures par la nourriture d'abord, surtout pendant les divers festivals de cette ville, comme le Greek Fest en juin, le Festival libanais en juillet et la fin de semaine italienne en septembre. Du moussaka feuilleté, de grosses olives, les épices raffinées du za’atar, de l'houmous crémeux, des spaghettinis faits à la main dans une sauce aux tomates fraîche, du tiramisu… Et j'en passe, en salivant! Ce premier contact avec une culture par la nourriture est important (et délicieux!). Il aide certainement à expliquer la popularité des ateliers de nourriture du Musée pendant le congé de mars. Ceux-ci traitent de la fabrication de crêpes, de pâtes et d'oatcakes.

Il est parfois un peu plus difficile de faire mousser le même engouement pour nos ateliers de mouvement. Après tout, ce n'est pas tout le monde qui se sent à l'aise de danser, de faire l'essai d'un nouvel art martial ou d'une compétence athlétique. Je le comprends que trop bien, car je ne suis pas très agile (vous n'avez qu'à demander à Danielle, mon enseignante de danse écossaise en deuxième année. J'étais atroce!) Mais il y a une certaine libération à essayer un style de danse que nous n'avons jamais tenté auparavant (ou que nous ne connaissions même pas) avec un groupe entier de personnes qui n'en savent pas plus que nous. Je peux vous l'affirmer d'expérience : c'est aussi hilarant. Vous pourriez être surpris de ce que vous pouvez accomplir, que vous ayez du rythme ou non.

Certes, nous sommes tous un peu timides, pris dans notre zone de confort et réticents à essayer de nouvelles choses. Mais il faut se souvenir que ce qui peut sembler tout à fait exotique pour l'un a néanmoins fait partie de l'enfance et de l'éducation de l'autre. Il est important que les enfants (comme les adultes) découvrent un ensemble de cultures, ce qui a l'avantage d'être agréable et de mener, potentiellement, à un tout nouveau monde d'opportunités. Une amitié peut naître d'un intérêt commun pour la bonne consistance d'une crêpe ou pour les particularités d'une danse bollywoodienne, de nouvelles compétences peuvent en découler, et des passions peuvent y voir le jour.

Jetez un coup d’œil aux nombreuses activités culturelles organisées au Quai 21 pendant le congé de mars !