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Les nombreux visages de l’ « intégration »

 

L’ « intégration…

… c’est être ensemble, unis. » 

… c’est faire partie, être appréciés, aimés et accueillis ! »

… c’est quand tout le monde commence à se sentir à l'aise. »

… c’est la décolonisation et la guérison. »

… c’est tenir un rôle actif dans la communauté et aider les autres à en devenir des membres actifs ! »

… c’est prendre part et avoir du succès dans une nouvelle culture. »

Ce ne sont là que quelques significations du terme « intégration » exprimées par plus de 60 participants au symposium du Réseau d’intégration communautaire (RIC) tenu au Musée canadien de l’immigration du Quai 21, le 12 mai dernier.

Le symposium réunissait huit tables de discussion explorant des thèmes tels que :

•       Le renforcement du sentiment de communauté, d’appartenance et d’identité

•       La transformation de nos collectivités afin de devenir plus intégré

•       Un regard allant au-delà de l’optique multiculturelle et de la diversité

•       L’établissement de connexions et de relations entre nos communautés

•       Aller là où les gens se trouvent : le rôle de l’espace public dans l’intégration communautaire

•       L’intégration communautaire dans les zones rurales de la Nouvelle-Écosse

•       L’intégration communautaire  dans la communauté francophone

Chaque table de discussion était dirigée par des animateurs de la diversité, des bénévoles qui ont reçu une formation de l’Immigrant Settlement and Integration Services (maintenant connu sous le nom Immigrant Services Association of Nova Scotia ISANS) afin de tenir des discussions interculturelles sur les questions du multiculturalisme et de la diversité.

Les conversations ont été animées et mettaient l’accent sur les questions de respect de la diversité culturelle et de création d’un sentiment d'appartenance. Certains considéraient l’intégration comme un processus bidirectionnel exigeant à la fois la participation active des nouveaux arrivants et celle des résidents établis. D’autres ont exprimé qu’un processus d’intégration bidirectionnelle était trop étroit dans sa portée. L’intégration, en tant que processus, prend des formes multiples : quelque chose de nouveau est créé grâce à des interactions des gens provenant de milieux culturels multiples et divers et participant ensemble à leur communauté.

À une table, les participants ont examiné les implications du terme « intégration » à travers une lentille postcoloniale. Ils ont discuté de la précarité du terme pour les personnes appartenant aux communautés historiquement marginalisées, telles que les populations indigènes néo-écossaises africaines et autochtones.

Quelques nouvelles questions ont émergé du symposium. Notamment : comment facilitons-nous un plus large dialogue communautaire au sujet de l’intégration ? Comment peut-on développer une stratégie d’intégration communautaire efficace en Nouvelle-Écosse ?

Merek Jagielski, l’un des principaux organisateurs du symposium, commente ainsi : « Cet événement a prouvé que nous devions poursuivre les conversations communautaires, et qu’il y a un grand besoin pour cela. Nous travaillerons certainement sur la saisie de ces idées en les transformant en des orientations stratégiques d’intégration communautaire… Nous entrons dans de nouvelles eaux. »