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Matière à réflexion

Durant mes années universitaires, je travaillais comme accompagnatrice, principalement pour des touristes américains voyageant dans les Provinces maritimes. La première chose que j’ai apprise à propos des légères différences de culture concernant les aliments et les boissons portaient sur le thé. Dans les Maritimes, si vous commandez un thé, on vous apporte une boisson chaude, avec du lait et du sucre à côté. En Angleterre, cette boisson chaude peut également être servie avec une tranche de citron. Dans le sud des États-Unis toutefois, si vous commandez un thé, vous recevrez une boisson froide, connue sous le nom de « thé glacé » pour la plupart des Canadiens et Canadiennes.

J’ai aussi vécu ce que je croyais être un phénomène étrange lors de ma première conférence à Dallas, au Texas. J’ai été étonnée de voir qu’on y offrait des « pop » (boissons gazeuses) au petit déjeuner. Après m’être installée à ma table, j’ai attendu quelques instants pour que le serveur m’offre mon café matinal. Mais j’ai vite compris qu’il n’y avait aucune tasse à café sur les tables ! Tout en demandant un café, j’ai continué à me poser cette question : pourquoi cela n’avait pas été une offre automatique au petit déjeuner, comme on le fait au Canada ? Perplexe, j’ai entrepris de discuter de la question avec mes collègues planificateurs d’événements assis avec moi. C’est à ce moment-là que j’ai appris que beaucoup d’Américains du Sud boivent une boisson gazeuse au lieu d’un café au petit déjeuner en guise de dose de caféine, car les boissons chaudes ne sont pas les préférées dans ce climat chaud. Tout d’un coup, tout devenait logique… même le débat au sujet du thé, qui me déconcertait depuis des années !

En tant que fournisseur, ces expériences m’ont rendue davantage en phase avec mes clients, de quel endroit ils arrivent et leurs habitudes culturelles. Par exemple, pour les clients européens, les repas jouent un rôle plus important dans les affaires que dans certaines autres parties du monde. Il est culturellement acceptable de planifier un repas plus long, qui inclut le vin, afin que les négociations commerciales et le réseautage puissent se réaliser. En outre, l’heure du repas peut être prévue beaucoup plus tard qu’au Canada ou aux États-Unis. Bien que ce ne soit pas dans nos habitudes ici, au Canada, avoir un lunch qui s’étire ou encore servir le souper vers 21 h ou 22 h, c’est possible. En fait on devrait toujours tenir compte de la majorité des participants à un événement, ainsi que leurs habitudes culturelles, et planifier en conséquence.

Alors, la prochaine fois que quelqu’un veut s’obstiner à savoir si l’on prononce « poteau » ou « pôteau », prenez une bonne respiration et réfléchissez un instant... pourquoi les deux ne pourraient pas se dire ?