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La connexion bénévole

Au cœur même du Musée se trouvent des histoires personnelles d’immigration. Et je suis toujours émerveillée par les connexions que les gens — les visiteurs, notre personnel et nos bénévoles — établissent avec nous et développent avec le Musée. Bien que je n’aie pas d’histoire d’immigration personnellement, pendant que je construis des relations dans mon rôle de gestionnaire des services aux bénévoles du Musée, je me sens plus connectée au sens de l’immigration dans notre pays.

Nos bénévoles poussent encore plus loin l’expérience des visiteurs sur le site et ils travaillent sans relâche dans les coulisses du Musée. Leurs histoires personnelles et leurs expériences représentent la diversité inhérente à la société canadienne. En travaillant avec ce groupe merveilleux, je réalise souvent combien de nombreux membres de notre équipe sont liés à l’histoire de l’immigration, que ce soit par leur expérience personnelle, leurs liens familiaux ou leur passion pour notre histoire collective.

Puisque la Semaine nationale de l’action bénévole est célébrée partout au Canada du 21 au 27 avril 2013, il me semble que c’est le moment idéal de partager certaines histoires, et des connexions étonnantes, de quelques-unes des nombreuses personnes dévouées qui donnent de leur temps et de leur talent au Musée.

Une belle femme souriante porte un collier de perles blanches.

Ira Buhot-Perry

Ira Buhot-Perry est arrivée au Canada avec ses parents en 1953 alors qu’elle était une jeune fille. Ils avaient laissé derrière eux leur vie de réfugiés Lettons en Allemagne. À travers la sensation d’incertitude et de confusion dont elle se souvient lorsqu’ils sont arrivés au Quai 21, elle se rappelle aussi de la bénévole du hangar d’immigration lui donnant une poupée.

« Vous ne saurez jamais combien cette petite poupée de chiffon signifiait pour moi » dit Ira. « C’était simplement quelque chose de très doux, chaud et réconfortant ».

Alors qu’elle approche du 60e anniversaire de son arrivée au Canada, il est remarquable de voir combien Ira est devenue semblable à la bénévole qui lui avait démontré tant de bonté il y a de cela des décennies. Elle a passé 14 années à incarner l’esprit même du bénévolat et à souhaiter la bienvenue en tant que bénévole au Musée.

Marianne Ferguson, est passée par les portes du Quai 21 en tant que jeune immigrée en provenance de Danzig, une ville sous l’autorité de l’Allemagne et de la Pologne au début de la Deuxième Guerre mondiale. Lorsqu’elle parle de cette époque, elle partage parfois des histoires à donner le frisson sur sa vie durant cette période. Lorsque les circonstances sont devenues insupportables pour Marianne et sa famille, ils ont enfin reçu l’autorisation d’entrer au Canada.

« Nous sommes arrivés au Quai 21 un jour de tempête hivernale... Nous avons été accueillis par Mme Sadie Fineberg (bénévole), qui a été si chaleureuse et amicale et qui nous a présenté un certain nombre d’autres personnes très aimables » se rappelle Marianne.

Après la guerre, Marianne est elle-même devenue bénévole, accueillant les immigrants au Canada aux portes du Quai 21, alors qu’il était en action comme hangar d’immigration. Des années plus tard, Marianne continue de faire du bénévolat au sein du Musée.

« Venir au Quai 21 est l’un des temps forts du mois pour moi, dit Marianne, et c’est comme rentrer à la maison ».

Deux femmes regardent la caméra pour une photo.

Margaret Therrien

En tant qu’immigrante de seconde génération, Margaret Therrien ressent aussi une connexion forte avec l’histoire de l’immigration. Sa mère est arrivée au Canada comme épouse de guerre en 1944. Plusieurs années plus tard, Margaret a eu le privilège, en tant qu’officier dans la Marine canadienne, d’accompagner le premier groupe d’épouses de guerre à visiter le Musée du Quai 21, le jour même de son ouverture, en 1999.

« Écouter toutes ces dames qui riaient et versaient des larmes en même temps alors qu’elles revivaient leurs expériences d’arrivée au Canada était très émouvant », se souvient-elle.

Avec toutes ses connexions au Quai 21, le bénévolat au Musée a été un choix tout naturel pour Margaret, un choix qu’elle a trouvé extrêmement intéressant et rempli de sens.

Bien que Sohrab Rassi soit un immigrant plus récent au Canada, il peut certainement se lier à ceux qui sont venus avant lui. Il est arrivé au Canada avec sa famille en 2012 pour échapper à l’agitation politique en Iran et a fait du bénévolat au Quai 21 à cause de ses expériences.

« J’ai cru que le Quai 21 pouvait être un endroit que je pourrais comprendre les racines de la société (canadienne) que je devrais connaître » explique-t-il. « Être bénévole m’a donné la chance de faire partie de la société. »

Condon MacLeod, n’a pas de connexion directe avec le Quai 21 ou l’histoire de l’immigration canadienne, mais lui aussi est un bénévole de longue date au Musée.

Condon a visité le Musée du Quai 21 avec un étudiant étranger et a été stupéfait par cette merveilleuse institution qui se trouvait dans sa cour arrière ! Ils sont arrivés en fin de journée, juste avant la fermeture et n’ont pas eu le temps de visiter tout le Musée. Cependant, ce qu’il a vu lui a laissé une forte impression et il est resté sur sa faim.

« Je me suis impliqué avec l’émotion que cela m’avait causé… à écouter les histoires de toutes ces personnes », se souvient-il.

Plus tard, il a rencontré un bénévole du Musée qui l’a incité à se joindre à l’équipe. Aujourd’hui, Condon ressent un fort lien avec le bâtiment et les histoires qu’il contient.

« On entend parler de ce que les gens ont laissé derrière eux, de ce qu’ils ont eu à traverser pour arriver ici... Je ne me plaindrai jamais des nids de poule à nouveau, dit-il en riant. Tout cela m’a donné plus que ce que j’ai eu à donner. Ça m’a rendu la vie tellement plus riche. »

Les bénévoles donnent de leur temps et de leur talent au Musée canadien de l’immigration du Quai 21 pour de nombreuses raisons. Ils viennent de divers horizons et contribuent à notre équipe avec des compétences uniques. Mon espoir est qu’ils puissent dire comme moi, lorsqu’ils quitteront, qu’ils ont développé une relation plus forte avec l’histoire de l’immigration de notre pays — soit en voyant leur propre histoire dans un contexte de portrait national de l’immigration, soit en écoutant les histoires de collègues bénévoles et de nos visiteurs.

Nous sommes tellement chanceux d’être en mesure de partager leurs histoires.

Un groupe de personnes font la pose pour une photographie.

Un groupe souriant d’employés et de bénévoles du Musée.

Vous voulez en savoir plus sur le bénévolat au Musée ? Visitez notre page bénévole.