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Partagez votre histoire !

Avez-vous une histoire ? C’est un peu une question stupide ! Tout le monde a une histoire. Ce sont elles qui nous définissent. Nos histoires sont les souvenirs de notre passé qui nous façonnent à l’heure présente. Nos histoires nous survivront, alors que nous ne serons plus là pour les raconter.

Nos histoires sont le côté humain de notre personne. Certaines nous pousseront à accomplir de grandes choses tandis que d’autres nous empêcheront de poser des gestes inconsidérés. Des histoires comme celle de l’épique vol transatlantique d’Amelia Mary Earhart peuvent encourager les enfants à réaliser leurs rêves, tandis que le souvenir d’un tragique accident peut nous rappeler de nous protéger lorsque nous nous attaquons à une tâche dangereuse. Même des histoires qui peuvent vous sembler banales et sans intérêt pour les autres peuvent parler de force et de courage, se révélant de nature à inspirer quelqu’un qui fait face à une situation semblable.

« Les histoires constituent une conversion de la vie elle-même en une expérience plus forte, plus nette et plus significative. Elles sont la monnaie d’échange des contacts humains ». - Robert McKee

Avez-vous une histoire ? Je pose de nouveau la question en espérant que vous voyez peut-être maintenant différemment votre vie et vos expériences.

Quelle est mon histoire ? Tout comme vous, j’ai plein d’histoires allant d’une désastreuse réintroduction au ski me conduisant jusque sur une piste diamant noir pour experts à la préparation d’un gâteau à trois étages en forme de grand navire antique et à un saut en parachute en plein hiver.[1]

Un grand gâteau jaune en forme de navire. Il est placé sur du glaçage bleu.

Une aventure de glaçage ! Voici un grand voilier que j’ai préparé pour le 30e anniversaire d’une amie. Tout allait bien jusqu’à ce qu’elle se réchauffe et repère une pointe près des sabords.

Quatre personnes en habit de parachutiste qui rigolent. Ils se tiennent les uns les autres et se trouvent devant l'avion.

Bien que vous puissiez, comme mon grand-père, penser qu’il faut être fou pour sauter en bas d’un avion en parfait état de marche, vous ne pourrez nous reprocher une journée de plaisir et de rires entre amis !

Ici, au Musée, une grande partie de notre travail au département de la collection consiste à recueillir des histoires. Nous recueillons activement des histoires que partagent avec nous des personnes qui ont immigré au Canada, des membres de leur famille ou quiconque a fait l’expérience du processus d’immigration. Notre organisation accorde une grande valeur aux témoignages à la première personne et nous nous enorgueillissons de partager des récits de première main expliquant pourquoi les nouveaux arrivants ont quitté leur pays et ce qui les a incités à venir au Canada. Nous voulons savoir comment des immigrants sont venus au pays et ce qu’était leur vie après leur arrivée.

La collection d’histoires écrites est pleine de souvenirs ordinaires et extraordinaires de nouveaux ou un peu moins nouveaux Canadiens, et de premières générations de Canadiens désireux de préserver l’histoire de leur famille. Telle est l’histoire soumise par l’épouse de guerre Rita Buckrell, qui immigra au Canada en mai 1946 à bord de l’Ile de France. Ce n’est peut-être pas un sport d’aventure, mais selon elle, apprendre à patiner a changé à jamais le cours de son existence !

Un couple de mariés devant une église. La mariée tient un gros bouquet.

Rita Buckrell et son mari, le jour de leur mariage en 1946. Musée canadien de l’immigration du Quai 21 (DI2012.1750.2).

« J’avais une paire de patins de fantaisie noirs usagés, des neufs m’auraient coûté six mois de tickets de vêtements, et j’ai appris à ne pas tomber. Les premiers soldats canadiens arrivés à Brighton s’étaient enrôlés après la grande Dépression, et pour ceux qui ne connaissent pas l’Angleterre, on y trouvait un pub à chaque coin de rue, ouvert de 10 h du matin à 23 h le soir. Vous pouvez imaginer ce qui se produisit. Je fréquentais encore l’école et ma mère m’avait prévenue que si elle me prenait à patiner avec un Canadien, elle brulerait mes patins ». - Rita Buckrell (crédit : histoire d’immigration Buckrell, 1946. Musée canadien de l’immigration du Quai 21 (S2012.1750.1)).

Rita a appris à patiner avec une paire de patins usagés durant sa dernière année d’école au cours de la Deuxième Guerre mondiale. Elle a quitté l’école pour travailler comme commis comptable dans l’usine de radars de son père et a continué à patiner chaque fois qu’elle en avait l’occasion. Elle se rappelle que c’est au cours de l’une de ces soirées qu’elle a rencontré Les, un jeune soldat canadien envoyé outremer, qu’elle a ensuite épousé et rejoint en immigrant au Canada. Cela n’est en aucun cas l’histoire complète de Rita Buckrell et de sa famille. Son expérience de la vie au Canada n’a pas été entièrement positive comme pourrait le suggérer cet extrait. La vie était différente au Canada et bien qu’elle parlait anglais, elle a souvent été décontenancée après avoir utilisé des termes qui avaient une toute autre signification au Canada.

Image d'archives montrant une femme assise sur une couverture placée sur le pont d'un navire.

Rita se détendant à bord de l’Ile de France en 1946. Musée canadien de l’immigration du Quai 21 (DI2012.1750.3).

Ce qui fait toute l’importance de l’histoire Buckrell, et de toutes les histoires d’immigration, c’est que le souvenir de chaque expérience est exclusif à la famille, constituant une précieuse contribution à la collection. Dans l’ensemble, ces histoires personnelles offrent au public une compréhension de ce que cela signifiait d’immigrer au Canada ainsi que du rôle essentiel qu’a joué l’immigration dans l’édification de notre pays et la définition de notre culture.

Avez-vous une histoire d’immigration que vous aimeriez partager avec le Musée ? Nous sommes activement engagés dans la recherche de témoignages pour enrichir la collection du Musée, de manière à partager votre histoire avec les générations à venir, comme une source d’apprentissage, d’agrément et de recherche.

Si vous êtes intéressé à partager votre histoire d’immigration, visitez la section « partagez » de notre site Web pour de plus amples informations.


  1. Veuillez noter que février n’est pas le meilleur moment pour repousser les limites de vos peurs en sautant en parachute d’un avion. Mais c’est le moment où les prix sont au plus bas; cet argument m’a décidée. Si jamais vous passez au Musée, demandez-moi ce que cela signifiait de réapprendre le ski, ou, comme j’aime le dire, à quoi cela ressemblait d’être transformée en boule de neige humaine !