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CARE: Aider à guérir le monde

CARE*: Aider à guérir le monde

(*CARE : Cultural Awareness Relationship Education ou atelier de formation sur la sensibilisation culturelle et les relations)

Guéris le monde
Fais en un meilleur endroit
Pour toi et pour moi
Et l'humanité tout entière
Il y a des gens qui meurent
Si tu te soucies assez des vivants
Crée un endroit meilleur
Pour toi et pour moi

- Michael Jackson (paroles traduites de la chanson “Heal the World”)

Lorsque je vais au repas-partage, mes plateaux se vident, mais les plats libanais cuisinés à la maison n’ont pas toujours été populaires.

La deuxième année a probablement été la pire pour moi. Je me souviens que j’appréhendais l’heure du lunch, car je savais que maman ne m’avait certainement pas emballé un sandwich au jambon et au fromage avec du pain blanc moelleux. Les autres enfants jetaient un œil sur mon pupitre avec dégoût, peu importe la délicieuse recette libanaise que ma mère avait préparée pour moi. J’essayais bien d’en prendre quelques bouchées avant de le jeter mais la plupart du temps, je jetais tout simplement le sac au complet pour éviter d’entendre les commentaires.

Admettons-le : l’école, en tant que milieu social, peut être assez dure, surtout pour les enfants qui ont du mal à se réconcilier avec les contextes sociaux et culturels très différents de leur environnement. Toutefois, l’inclusion culturelle est aujourd’hui plus visible dans les écoles qu’elle ne l’était dans mes premières années de primaire. Comme nous le savons, de plus en plus de familles de partout dans le monde viennent au Canada, et enseigner l’acceptation ne suffit pas. Il est de notre responsabilité en tant qu’enseignants, parents et membres de la communauté de faire en sorte que les écoles non seulement accueillent les élèves pour qui ils sont, mais célèbrent aussi leurs différences.

Dans le même esprit que la chanson de Michael Jackson « Heal the World » (Guéris le monde), l’atelier de formation sur la sensibilisation culturelle et les relations (CARE) constitue lui-même une façon d’améliorer le monde dans lequel nous vivons. Le Musée canadien de l’immigration du Quai 21 a accueilli son deuxième atelier annuel CARE en mars 2014, et en tant que stagiaire en éducation alternative, j’étais heureuse de faire partie de cette expérience. Les activités du jour étaient bien organisées et les gens facilitant l’atelier pouvaient vraiment se concentrer sur ce que les enfants avaient à dire.


Drapeau libanais

Les élèves étaient enthousiastes à l’idée de discuter des façons d’aider à éliminer la violence et l’intimidation interethniques. L’atelier offrait plusieurs stations où les étudiants pouvaient participer, notamment Défier les perceptions, Défier le choc culturel et Se défier soi-même. La station que j’ai animée s’intitule Défier les étiquettes. Les étudiants étaient invités à créer une petite œuvre d’art à porter comme une épinglette. Ils étaient encouragés à représenter ce qui les rend unique ou ce dont ils sont le plus fiers ou encore dévoiler une partie de leur identité qu’ils ont dû mettre de côté et qu’ils voudraient récupérer.

J’ai créé mon propre macaron en guise d’exemple pendant que les étudiants se livraient à leur réflexion. Je savais exactement ce que je voulais illustrer. C’est au cœur même de mon identité, une partie de la personne que je suis et que j’ai toujours été, mais que j’avais précédemment mise de côté. J’ai dessiné le drapeau libanais (avec mes capacités artistiques très limitées) et j’ai fait en sorte d’expliquer sa signification dans le monde de l’intimidation fondée sur l’ethnie. Ce jour-là, quelques étudiants se sont approchés de moi pour me dire qu’ils étaient eux aussi fiers de leurs racines libanaises.

CARE était le moyen idéal pour moi afin de commencer mon stage ici au Musée. Les autres stagiaires et moi avons apprécié de prendre part à un événement porteur d’un message aussi important, et nous pensons que c’est la responsabilité de chacun de jouer un rôle actif dans la recherche de solutions pour éliminer la violence et l’intimidation interethniques.

Pour des informations au sujet de CARE 2015 et ce que peut offrir ce programme, clique ici.


« Je peux être la solution en combattant la xénophobie. » – Jasmine Chater
« Je peux être la solution en n’étant pas un simple spectateur. » – Laura De Palma


« Je peux être la solution en partageant ma culture avec les autres. » – Kent Fraser