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La tournée !

La question qui m’a été posée le plus souvent de la part d’amis et de la famille, l'hiver dernier alors que le musée était fermé était : « Qu’as-tu fait toute la journée? ». Elle est compréhensible, tellement mes responsabilités comme coordonnatrice de l'interprétation et de l'expérience du visiteur s’adressent aux visiteurs et portent sur des choses à interpréter. Avec le musée fermé et l'exposition en construction, j’aurais eu peu à faire, comme les interprètes ont besoin d’interpréter et les enseignants ont besoin d'enseigner. Sans une exposition, nous avons décidé de prendre notre « exposition » sur la route.

L’Immigration remixée est un programme conçu spécifiquement pour les élèves de sixième année. Grâce à lui, nous découvrons comment l'immigration des personnes et des technologies construit la culture matérielle et immatérielle qui imprègne notre vie quotidienne. Elle affecte la façon dont nous communiquons, agissons, mangeons, pensons et vivons au Canada. En explorant la culture matérielle et immatérielle, les élèves sont amenés à donner un sens à notre patrimoine commun, à développer du leadership, à résoudre des problèmes, à gagner en confiance et créativité.

Le programme comprend toutes sortes d'activités amusantes et intéressantes comme la manipulation d'artéfacts et la lecture de documents, l’écoute d’extraits d'histoire orale, la création d'un remixage de musique en utilisant des citations d’histoires trouvées dans notre collection; en décorant et en faisant une valise avec les choses qu'ils devraient apporter s’ils devaient quitter leur maison. Il y a beaucoup à faire dans deux petites heures, mais cela semblait être une bonne façon de traverser la fermeture de l’hiver.

Un jeune homme penché au-dessus d'une table où des étudiants sont installés. Il manipule un artéfact avec des gants de caoutchouc et les autres étudiants observent.

Mes collègues et moi avons livré l'Immigration remixée : la tournée, à quelques niveaux de plusieurs écoles secondaires à travers la Nouvelle-Écosse. Nous avons eu une tonne de plaisir à entrer dans les salles de classe et à apprendre avec les enfants. Nous avons eu quelques réactions extraordinaires d’élèves et de professeurs qui avaient participé. Ce n’est pas tous les jours que vous verrez des gens prendre en main une salle de classe avec des tablettes et des fournitures d'artisanat.

Personnellement, les mini-trousses sont ma partie préférée du programme. C’est l'occasion de réfléchir sur toutes les histoires et les objets que nous avions vus plus tôt dans l'activité et, pour les étudiants, de présenter leurs propres exemples de ce qu'ils apporteraient avec eux s’ils avaient à immigrer. Beaucoup de réponses matérielles étaient semblables (beaucoup d'objets de hockey et de iPhones), mais les réponses immatérielles, ce que les élèves emporteraient dans leur cœur et leur tête était incroyable. Nous avons parlé de traditions et de langues, mais certains élèves « ont emballé » des souvenirs très précis dans leurs valises, comme leur cinquième anniversaire ou la fois où ils sont allés à la plage. C’était fascinant d'apprendre ce qui est spécial et qui a une valeur sentimentale pour ces élèves.

Dans l'ensemble, nous avons apprécié la présentation de l'atelier sur la route et nous espérons que nous pourrons continuer à l’offrir aux élèves enthousiastes de sixième année, à l'avenir.

Et maintenant que nous sommes ouverts, je suis très heureuse que nous ayons à partager cette activité spécifique à Sur la route avec les visiteurs, tous les jours. Vous pouvez trouver les mini-trousses et des tonnes de fournitures d'artisanat dans le « Coin de la collaboration » de la salle sur l’immigration canadienne. Beaucoup de valises qui ont été décorées et faites par des étudiants cet hiver sont actuellement exposées et nous en avons ajouté quelques centaines de plus pour la collection en seulement quelques semaines, depuis la réouverture. Je souhaite que tous nos visiteurs fassent leur propre valise et l'ajoutent à notre exposition.

Une rangée de petites valises faites en carton de toutes les couleurs sont suspendues à une ficelle installée le long d'un mur.